Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Vers la disparition du sou noir

Une étape de plus est sur le point d'être franchie vers la disparition de la pièce de 1 ¢ au pays. Dès ce matin, elle ne sera plus distribuée par la Monnaie royale canadienne aux banques et aux caisses qui pourront s'en départir auprès de l'institution.

Elle continue tout de même d'avoir cours légal, donc de pouvoir être utilisée, et ce, pour une période indéterminée.

Avec la disparition de la circulation de la pièce, les prix doivent être arrondis à la hausse ou à la baisse lors de transactions en espèce. Il n'y aura aucun ajustement des prix lors d'achats par chèque ou par cartes de crédit ou de débit.

En mars dernier, le ministre des Finances du Canada, annonçait dans son budget que la pièce allait disparaître par souci d'économie. Sa production coûte plus d'une fois et demie sa valeur. Plutôt que de circuler, ces pièces se retrouvent souvent dans des tirelires ce qui engendre des pertes d'au moins 150 millions de dollars par an pour l'économie canadienne, selon Desjardins.

Quoi faire avec les 1 ¢?

Les entreprises et les Canadiens peuvent remettre les sous noirs à des organismes de bienfaisance ou à leur institution financière. Ces pièces seront fondues et le métal recyclé pour permettre au gouvernement canadien de payer en partie le rachat des pièces et les frais de traitement et de manutention.

Malgré cela, la facture devrait être de 38,3 millions de dollars au cours des six prochaines années pour le gouvernement canadien, qui prévoit en contrepartie économiser 11 millions de dollars par an en coût de production avec l'abandon du sou noir.

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.