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01/02/2013 07:16 EST | Actualisé 03/04/2013 05:12 EDT

Rob Ford doit se défendre contre de nouvelles allégations de malversation

TORONTO - À peine une semaine après avoir été blanchi en appel des accusations de conflit d'intérêts qui pesaient contre lui, Rob Ford doit se défendre face à de nouvelles allégations de malversation.

Une vérification judiciaire, dont les résultats ont été dévoilés vendredi, conclut qu'en 2010, ses dépenses électorales ont dépassé de 40 168 $ la limite fixée par la Loi sur les élections municipales.

Cet examen a été conduit après que des allégations eurent laissé entendre que Rob Ford n'aurait pas respecté le montant maximal de 1,3 millions $ établi par la province de l'Ontario et qu'il aurait enfreint la loi en empruntant 77 000 $ à l'entreprise familiale à des fins électorales.

Un comité composé de trois personnes doit maintenant analyser les présumées infractions et pourrait faire appel à un procureur spécial.

Max Reed et Adam Chaleff-Freudenthaler, les deux résidants ayant exigé la vérification judiciaire, ont déclaré vendredi qu'ils demanderont au comité d'intenter une poursuite devant les tribunaux.

Dans l'éventualité où le comité ferait appel à un procureur, des accusations non criminelles pourraient être déposées contre M. Ford, qui pourrait se voir imposer une peine allant d'une simple amende à une expulsion pure et simple de l'hôtel de ville.

Vendredi dernier, le maire de Toronto a été blanchi par la Cour divisionnaire de l'Ontario, qui a cassé la décision d'un tribunal inférieur lui ordonnant de quitter son poste pour s'être placé en conflit d'intérêts.

Son frère, le conseiller Doug Ford, s'est dit en désaccord avec les conclusions du contrôle judiciaire, ajoutant néanmoins avoir senti que les vérificateurs avaient été «très honnêtes».

«Notre interprétation [de certaines dépenses] est tout à fait différente», a-t-il affirmé.

Plus tôt dans la journée, Doug Ford avait participé à un échange musclé avec le conseiller Adam Vaughn, l'un des plus fervents opposants au maire de Toronto.

«Pourquoi ne vérifie-t-on pas les papiers d'Adam? Pourquoi ne vérifie-t-on pas ceux de la gauche? Pourquoi seuls les représentants du centre et de la droite font-ils l'objet d'examens judiciaires à l'hôtel de ville?», a-t-il demandé.

«Vous avez des allégations? Amenez-les», a répondu M. Vaughn.