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01/02/2013 06:34 EST | Actualisé 03/04/2013 05:12 EDT

Puerto/Dopage - Belda, ancien directeur sportif accusé, charge Jesus Manzano

L'ancien directeur sportif des équipes Kelme et Comunitat valenciana Vicente Belda, l'un des cinq accusés dans le procès de l'affaire de dopage Puerto, a qualifié vendredi de "grand indiscipliné" son ancien coureur Jesus Manzano, qui s'est porté partie civile.

"Il manquait vraiment de sérieux. (...) Il a vendu une histoire à la presse qui m'a fait beaucoup de mal", a soutenu Belda, au quatrième jour du procès de l'affaire Puerto, du nom d'une opération policière qui avait permis la saisie de 200 poches de sang dans deux appartements de Madrid en 2006.

Manzano, qui avait dénoncé en 2004 les pratiques dopantes régnant au sein de son équipe de l'époque, Kelme, dont le directeur sportif était justement Belda, a essuyé de vives critiques de son ancien mentor.

"Il est connu que Manzano a eu une perte de connaissance sur une des étapes du Tour de France 2003. Ce même jour, on lui a fait un électrocardiogramme, et le soir même, il était en train de passer du bon temps avec ses camarades d'équipe à l'hôtel", a raconté Belda, directeur de Kelme puis de Comunitat valenciana de 2000 à 2006.

"Sur les instances de sa mère, nous avons reconduit son contrat en 2004. Mais il manquait vraiment de sérieux. Sa mère m'appelait presque tous les vendredis pour me dire: +Je ne sais pas où il est. Chava Jimenez (cycliste mort entre-temps) est passé le chercher et il a disparu+", a encore raconté Belda.

Mercredi, le docteur Eufemiano Fuentes, considéré comme le cerveau du réseau, puis Ignacio Labarta, ex-adjoint de Belda, avaient eux aussi chargé Manzano.

Intarissable dans sa déposition, Belda a clamé son innocence face au délit contre la santé publique dont on l'accuse.

Il a rappelé qu'après son arrestation, Comunitat valenciana avait mis à disposition des autorités sportives espagnoles 20 prélèvements sanguins pour démontrer qu'aucun coureur de cette équipe ne faisait partie des clients du docteur Fuentes.

Cette supposée preuve ne pouvait toutefois être d'une grande utilité dans la mesure où l'ADN des poches de sang saisies n'a pas été analysé, le juge instructeur de l'époque ayant seulement cherché des indices de délit contre la santé publique.

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