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01/02/2013 12:27 EST | Actualisé 03/04/2013 05:12 EDT

L'une des Pussy Riot admise à l'hôpital de sa colonie pénitentiaire

MOSCOU - L'une des membres du groupe punk russe Pussy Riot emprisonnées dans une colonie pénitentiaire a été hospitalisée après s'être plainte de maux de tête et d'épuisement, ont annoncé vendredi son avocate et l'une de ses camarades.

Selon Me Irina Khrunova, Nadezhda Tolokonnikova a commencé à souffrir de migraines au printemps et son état s'est dégradé depuis son emprisonnement en octobre.

La jeune femme a été condamnée à deux ans de prison pour avoir chanté une «prière punk» contre le président Vladimir Poutine dans la principale cathédrale de Moscou.

L'avocate a expliqué qu'elle avait demandé aux autorités de la colonie pénitentiaire un examen médical complet pour sa cliente et que cette dernière avait été hospitalisée le 24 janvier.

Yekaterina Samutsevich, une autre membre de Pussy Riot qui a également écopé d'une peine de deux ans en août avant d'être relâchée en appel, a ajouté que Mme Tolokonnikova était exténuée en raison des longues heures de travail et le peu de repos qui étaient son lot derrière les barreaux.

Dans une entrevue publiée la semaine dernière par le journal indépendant Novaya Gazeta, la prisonnière avait décrit les conditions difficiles qui prévalaient à la colonie, disant qu'elle n'espérait aucune indulgence de la part des autorités.

Nadezhda Tolokonnikova, qui est affectée à des travaux de couture comme la plupart des femmes dans les colonies pénitentiaires russes, a raconté au quotidien qu'elle s'était piqué les doigts à plusieurs reprises avec l'aiguille de sa machine à coudre mais qu'elle avait fini par prendre de l'expérience et devenir plus rapide. Comme les autres détenues, elle ne prend son bain qu'une fois par semaine et se lave à l'eau froide le reste du temps.

La porte-parole des services correctionnels fédéraux russes, Kristina Belousova, a confirmé que la musicienne avait été admise à l'hôpital de sa colonie située en Mordovie, dans l'ouest de la Russie, mais a refusé de donner davantage de détails.

Mme Tolokonnikova, Yekaterina Samutsevich et une troisième membre du groupe, Maria Alekhina, ont été reconnues coupables d'hooliganisme et d'haine religieuse après avoir «prié» la Sainte-Vierge de chasser M. Poutine du pouvoir à la cathédrale du Christ-Sauveur dans la capitale russe.

Mme Alekhina, qui purge également une peine de deux ans dans une colonie pénitentiaire dans la région de la chaîne de l'Oural, a vu son appel être rejeté par un tribunal local le mois dernier.