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01/02/2013 03:07 EST | Actualisé 03/04/2013 05:12 EDT

Le pétrole porté à New York par l'optimisme sur la croissance mondiale

Les cours du pétrole ont terminé la séance en hausse vendredi à New York, portés par l'optimisme des investisseurs sur la situation économique mondiale après une salve d'indicateurs encourageants aux Etats-Unis, en Chine et en Europe de bon augure pour la demande énergétique.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mars a gagné 28 cents pour s'établir à 97,77 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Le pétrole s'inscrit ainsi en hausse hebdomadaire pour la huitième semaine consécutive d'affilée, "ce qui ne lui était pas arrivé depuis 2004", a indiqué Matt Smith, de Schneider Electric.

Le prix du baril a été entraîné à la hausse par l'entrain des courtiers, "dans le sillage des autres marchés, à l'image de Wall Street ou de l'euro qui atteint son plus haut en 14 mois", a souligné l'analyste.

Une série d'indicateurs a nourri cet appétit pour le risque.

Le rapport mensuel sur l'emploi américain a été bien accueilli par le marché. Bien qu'il fasse état d'une hausse moins importante que prévu des créations d'emploi et d'une hausse surprise du taux de chômage, ils ont été encouragés par la révision à la hausse du nombre d'emplois créés fin 2012.

L'accélération de l'activité des industries manufacturières en janvier aux Etats-Unis, la hausse des dépenses de construction en décembre et la progression du moral des ménages en janvier ont aussi stimulé le marché.

Parallèlement, l'activité du secteur manufacturier s'est redressée plus que prévu en janvier dans la zone euro, s'inscrivant à son plus haut niveau sur les onze derniers mois, et même si elle a ralenti, l'activité manufacturière a continué à croître en Chine en janvier.

La hausse du baril de WTI restait toutefois mesurée par rapport à l'embellie observée sur les autres marchés car "les fondamentaux du secteur penchent plutôt vers une baisse, la demande restant plus ou moins stable alors que l'offre est à son plus haut niveau en vingt ans", a rappelé M. Smith.

Les investisseurs gardent aussi à l'esprit les problèmes techniques auxquels est confronté l'opérateur de l'oléoduc Seaway, qui transporte le brut stocké à Cushing, principal terminal pétrolier des Etats-Unis (dans l'Oklahoma, sud), vers les complexes de raffineries de la côte du Golfe du Mexique, a noté Phil Flynn, de Price Futures Group.

Le groupe Enterprise Products a indiqué jeudi que les difficultés sur cette canalisation persisteraient une bonne partie de l'année, "ce qui ne va pas permettre aux réserves qui se sont accumulées à Cushing ces derniers mois de baisser", a expliqué l'expert.

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