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01/02/2013 06:26 EST | Actualisé 03/04/2013 05:12 EDT

EXCLUSIF AFP - Panetta: la France "a progressé plus vite" au Mali qu'anticipé par Washington

La France a progressé militairement au Mali "plus rapidement" que ne l'avaient anticipé les Etats-Unis, a affirmé vendredi le secrétaire à la Défense Leon Panetta soulignant que le défi était désormais d'assurer la sécurité dans la durée dans cette région.

"Elles (les forces françaises) ont progressé de façon spectaculaire. Je salue leur travail. Elles ont progressé beaucoup plus vite que ce que nous avions anticipé", a déclaré M. Panetta lors d'un entretien à l'AFP, trois semaines après le lancement par la France d'une offensive contre les groupes islamistes armés au Mali.

"Elles contrôlent désormais Tombouctou et Gao et elles progressent vers le Nord pour prendre aussi le contrôle de certaines villes de cette zone. C'est une très bonne progression", a-t-il ajouté.

Cependant, le défi à venir est immense, a mis en garde le secrétaire américain à la Défense, à quelques jours de son départ du Pentagone.

"Le défi est désormais de s'assurer du maintien de la sécurité, de s'assurer que vous avez les ressources nécessaires, et que, au moment où vous commencez à vous retirer, les pays africains seront prêts à prendre le relais pour assurer la sécurité", a-t-il expliqué.

"Et cela va demander beaucoup de travail", a-t-il prévenu.

Le président français François Hollande doit se rendre samedi au Mali où il va appeler les pays africains à prendre le relais de la France. Le chef de l'Etat français pourrait aussi annoncer un début de désengagement français, alors que plus de 3.500 soldats sont déployés sur le terrain.

L'intervention française avait débuté le 11 janvier, au lendemain d'une offensive en direction du sud du Mali menée par les groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda qui occupaient le Nord depuis dix mois.

Les évènements se sont accélérés le week-end dernier avec la reprise, coup sur coup, de Gao et Tombouctou et l'arrivée, mardi soir, de soldats français à l'aéroport de Kidal, ville tenue par des rebelles touareg et des islamistes dissidents s'affirmant "modérés".

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