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01/02/2013 05:36 EST | Actualisé 03/04/2013 05:12 EDT

Assurance-emploi : un autre aspect de la réforme crée de l'inquiétude

L'abolition par Ottawa des conseils d'arbitres régionaux, qui entendent les litiges présentés par des chômeurs, inquiète plusieurs intervenants.

Chaque conseil arbitral est composé de trois personnes, dont un syndicaliste et un entrepreneur. Environ 1000 personnes à temps partiel desservent les 83 régions administratives du pays. Ils rencontrent surtout ceux qui se voient refuser des prestations d'assurance-emploi et qui se croient injustement traités.

Pendant trois ans le syndicaliste Serge Landry a siégé au conseil de la région de Moncton, au Nouveau-Brunswick. « On était là pour essayer de voir si, par la loi, on pouvait donner la prestation à l'appelant. On était indépendant », dit-il.

Dès le 1er avril, les conseils seront remplacés par le Tribunal de la sécurité sociale. Trente-sept personnes, nommées et payées à temps plein par le gouvernement, s'occuperont de 25 000 dossiers par année.

Les chômeurs seront entendus par une seule personne. « Comment vont-ils être capables de faire ça? C'était entre nous trois quand on se parlait. Si c'est juste une personne, comment elle fait pour délibérer pour voir si ç'a du bon sens? », se demande Serge Landry.

« Mon inquiétude par rapport à tout ça, c'est les délais. On n'a pas d'information », affirme Emmanuelle Moyen, porte-parole d'un comité du nord du Nouveau-Brunswick qui s'oppose à la réforme de l'assurance-emploi.

Sur son site Internet, le gouvernement fédéral indique que d'autres informations sur le Tribunal de la sécurité sociale seront diffusées sous peu.