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01/02/2013 08:13 EST | Actualisé 03/04/2013 05:12 EDT

Algérie: consultations intenses pour élire le dirigeant du parti au pouvoir

Le Front de libération nationale (FLN), à la recherche d'un nouveau dirigeant, a décidé de prolonger ses consultations au-delà de samedi, sur fond de tensions entre divers courants du parti au pouvoir en Algérie, dans la perspective de la présidentielle de 2014.

Le FLN, dont le secrétaire général a été relevé de ses fonctions jeudi et qui devait clore ses consultations samedi, a indiqué à l'AFP que la session resterait finalement ouverte jusqu'à l'élection de son prochain patron.

Opposants et partisans de l'ancien dirigeant du FLN, Abdelaziz Belkhadem, divergent sur l'interprétation des statuts du parti et sur le processus de candidature pour ce scrutin interne, dont l'enjeu est celui de la présidentielle d'avril 2014.

Selon Saleh Goudjil, un fervent opposant à M. Belkhadem, "les élections auront lieu dans une semaine ou deux", tandis qu'Abdelhamid Si Affif, partisan de M. Belkhadem, est catégorique: "l'élection se fera dans moins d'une semaine".

Jeudi, lors d'un vote de confiance, 160 membres du comité central, instance suprême du FLN, se sont prononcés pour relever Abdelaziz Belkhadem de ses fonctions, tandis que 156 ont souhaité qu'il demeure secrétaire général. Sept bulletins nuls ont été enregistrés.

M. Belkhadem, âgé de 67 ans, a immédiatement reconnu sa défaite. "Je pars la tête haute, car le parti a remporté les élections législatives (de mai 2012) et locales (de novembre 2012) et j'espère que celui qui me succèdera fera mieux", a-t-il déclaré.

Le FLN traverse actuellement une crise interne sans précédent depuis 2003.

Le 9 janvier, huit ministres issus du FLN, tous membres du comité central, avaient appelé au départ de M. Belkhadem. Ces ministres l'avaient accusé d'avoir tenté d'utiliser "les institutions de l'Etat pour assouvir ses ambitions personnelles" et affirmé "ne plus reconnaître son autorité".

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