NOUVELLES
31/01/2013 12:55 EST | Actualisé 02/04/2013 05:12 EDT

USA: la Syrie au menu d'une tournée européenne du vice-président Biden

Le conflit en Syrie devrait figurer en tête des préoccupations du vice-président des Etats-Unis Joe Biden au cours de la tournée européenne qui le conduira à partir de vendredi en Allemagne, en France et au Royaume-Uni.

Le numéro deux de l'exécutif américain, moins de deux semaines après avoir prêté serment pour un second mandat de quatre ans au côté du président Barack Obama, participera pendant le week-end à la Conférence sur la sécurité de Munich (Allemagne).

En marge de ces travaux, M. Biden s'entretiendra samedi de la Syrie avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, le médiateur international Lakhdar Brahimi et le chef de l'opposition syrienne Ahmed Moaz al-Khatib, a indiqué le conseiller du vice-président pour la sécurité nationale, Tony Blinken.

Cette annonce intervient peu après un nouveau développement dans le conflit qui dure depuis 22 mois, avec un raid israélien contre un centre de recherche militaire syrien situé entre la capitale Damas et la frontière libanaise, dénoncé par la Syrie et l'Iran.

Des sources de sécurité ont fait état d'un autre raid israélien à la frontière contre un convoi transportant des armes venant de Syrie.

La Maison Blanche, qui avait reconnu en décembre la coalition de l'opposition dirigée par M. al-Khatib, a mis en garde jeudi le régime de Bachar al-Assad contre tout transfert d'armes au mouvement chiite libanais Hezbollah.

"Il ne faut pas que la Syrie déstabilise encore plus la région en transférant des armements au Hezbollah", a affirmé Ben Rhodes, conseiller adjoint à la sécurité nationale du président Barack Obama.

Alors que Moscou persiste à soutenir le régime de M. Assad, malgré certaines critiques récentes, "ce que nous voudrions voir de la part d'autres pays, dont la Russie, c'est la reconnaissance du fait que Bachar al-Assad doit partir et qu'il faut qu'il y ait une transition vers un nouveau gouvernement en Syrie", a ajouté M. Rhodes.

Quant à l'Iran, autre allié du régime syrien qui a menacé Israël de "graves conséquences" après le raid près de Damas, M. Rhodes a estimé que ces menaces montraient que Téhéran voyait "la situation en Syrie (lui) échapper". "Aucun soutien ne pourra renverser la tendance fondamentale en Syrie, une opposition qui se renforce et un régime Assad qui s'affaiblit", selon lui.

M. Biden entamera sa visite européenne vendredi par Berlin, où il sera reçu par la chancelière Angela Merkel. Il verra lundi à Paris le président français François Hollande et le lendemain à Londres le Premier ministre David Cameron, a précisé M. Blinken.

Avec M. Hollande, M. Biden a l'intention de parler de "notre soutien solide à la mission française et africaine au Mali". "Nous aurons sans aucun doute une conversation plus largement consacrée à la coopération dans la lutte contre le terrorisme dans la région, et nous parlerons de la Syrie, du programme nucléaire iranien, de la zone euro et du partenariat économique" entre Etats-Unis et Union européenne, a expliqué M. Blinken.

tq/are