NOUVELLES
31/01/2013 02:31 EST | Actualisé 02/04/2013 05:12 EDT

Tout dialogue doit porter sur un départ du régime Assad (opposition)

La Coalition de l'opposition syrienne a affirmé jeudi que tout dialogue devrait porter sur le départ du régime de Bachar al-Assad, au lendemain d'une déclaration surprise de son chef se disant "prêt" à discuter sous conditions avec des représentants du pouvoir.

La Coalition, réunie au Caire, a affirmé dans un communiqué que "toute négociation ou dialogue doit porter sur le départ du régime et de tous ses piliers", ajoutant "accueillir toute solution politique ou effort international visant à atteindre cet objectif".

Mercredi, M. Khatib a affirmé qu'"en signe de bonne volonté", il était "prêt à des discussions directes avec des représentants du régime syrien au Caire, en Tunisie ou à Istanbul", tout en posant des conditions dont la principale est la libération des "160.000 détenus" par le régime.

Ces déclarations avaient aussitôt suscité le rejet d'une partie de l'opposition, notamment du Conseil national syrien (CNS), principale composante de la Coalition, qui refuse tout dialogue avant un départ du président syrien du pouvoir.

Joint au téléphone par l'AFP de Beyrouth, Walid al-Bounni, porte-parole de la Coalition, a affirmé qu'"il n'y a pas eu de dissensions lors de la réunion, il y a certes eu des éclaircissements apportés quant à la façon (dont M. Khatib a fait) ses déclarations, mais il n'y a pas eu de dissensions du tout".

Il a ajouté que l'opposition "attendait" de voir les résultats de pourparlers russo-américains. "Nous adopterons alors une position. Il y a une solution qui prend forme et nous nous préparons politiquement à tout se qui pourra être dit", a-t-il ajouté sans autre précision.

La réunion de l'opposition devra se poursuivre vendredi au Caire pour aborder d'autres sujets liés à la guerre en Syrie, qui a fait plus de 60.000 morts depuis près de deux ans selon l'ONU et pour laquelle aucune solution n'est en vue en raison des divisions internationales notamment.

Le représentant de l'opposition syrienne en France, Monzer Makhous, avait expliqué "l'assouplissement" de M. Khatib par le fait que ce dernier "se sent une responsabilité particulière de tenter de débloquer la situation devant la catastrophe en Syrie".

Il a précisé que les discussions se feraient sans le président Assad et son entourage qu'il a qualifiés de "criminels de guerre".

Selon des analystes, l'annonce surprise de M. Khatib traduit sa crainte d'un enlisement du conflit, faute d'une action ferme des Occidentaux pour aider l'opposition en raison de leur inquiétude du rôle croissant des islamistes au sein de la rébellion.

Lundi, la Coalition de l'opposition avait réclamé lors d'une réunion internationale à Paris un soutien financier et des armes pour faire face au régime.

rd-sbh/tp