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31/01/2013 11:16 EST | Actualisé 02/04/2013 05:12 EDT

Syrie: 29 victimes du massacre d'Alep enterrées dans une fosse commune

Vingt-neuf victimes non identifiées parmi les dizaines de personnes abattues sommairement et découvertes dans une rivière d'Alep, ont été enterrées jeudi dans un parc de cette métropole du nord de la Syrie, selon un correspondant de l'AFP sur place.

Les 29 corps, déposés dans une école transformée en morgue du quartier de Boustane el-Kasr (sud), ont été chargés à bord de cinq camions et transportés dans un parc où ils ont été enterrés dans une fosse commune. Près de 2.000 personnes ont pris part au cortège funéraire.

Les autres victimes avaient été identifiées par leurs proches qui ont récupéré les corps.

Le régime syrien a accusé le Front jihadiste Al-Nosra qui combat aux côtés des rebelles d'être derrière ce massacre, tandis que les rebelles sur le terrain et l'opposition ont accusé les troupes gouvernementales.

Près de 80 corps de jeunes gens, de femmes et d'enfants, portant un impact de balle à la tête, ont été découverts mardi à Alep, dernier carnage en date dans le pays en guerre.

Un commandant des rebelles, Ahmed Chama, qui a promis de "venger" les morts, et expliqué que le parc, renommé "Parc des martyrs de la rivière", avait été choisi comme site d'inhumation car aucun cimetière ne pouvait accueillir les 29 corps dans une seule fosse.

Les rebelles d'Alep "ont décidé d'apporter d'ici 24 heures une riposte foudroyante à ce massacre", a-t-il averti. "Nous avons dit aux familles, qu'ils n'étaient pas morts pour rien (...). Nous allons venger chacun de ces martyrs".

Après l'enterrement, les rebelles de l'Armée syrienne libre (ALS) ont demandé aux personnes présentes de quitter le parc pour leur propre sécurité. Quelques instants plus tard, des tirs, probablement de snipers, ont visé le parc, et l'assistance s'est sauvée.

Selon l'ONU, plus de 60.000 personnes sont mortes en Syrie, en proie depuis mars 2011 à une révolte populaire qui s'est militarisée sous le coup de la répression du régime de Bachar al-Assad.

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