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31/01/2013 02:22 EST | Actualisé 02/04/2013 05:12 EDT

Modernisation d'un site nucléaire iranien: "nouvelle escalade" (Maison Blanche)

La Maison Blanche a qualifié jeudi de "nouvelle escalade" l'annonce par l'Iran d'une modernisation de l'un de ses principaux sites nucléaires et estimé qu'elle traduisait la "violation continuelle" des obligations internationales de Téhéran.

"Nous avons vu les informations selon lesquelles l'Iran dit vouloir installer des centrifugeuses avancées à Natanz. Il n'y a aucune preuve du nombre de centrifugeuses que l'Iran prévoit d'installer, ou de détails sur le programme" de cette installation, a expliqué le porte-parole du président américain Barack Obama, Jay Carney.

"Mais (cette annonce) n'est pas surprenante, étant donné les rapports réguliers de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur le développement par l'Iran de centrifugeuses avancées", a ajouté M. Carney lors de son point de presse quotidien.

"Toutefois, l'installation de nouvelles centrifugeuses avancées constitue une nouvelle escalade et une violation continuelle des obligations de l'Iran vis-à-vis des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et du conseil de l'AIEA", a remarqué le porte-parole.

"Cela marquerait un nouvel acte de provocation de l'Iran et n'appellerait qu'un isolement plus grand" du pays.

L'Iran a l'intention de moderniser ses équipements sur le site de Natanz (centre), selon un document de l'AIEA que l'AFP a pu consulter jeudi à Vienne. L'Iran a informé dans une lettre datée du 23 janvier que "des centrifugeuses de type IR2m seraient utilisées dans l'unité A-22" du site d'enrichissement d'uranium de Natanz.

Dans sa réponse datée du 29 janvier, l'AIEA demande plus d'informations sur cette annonce, qui intervient alors que l'Iran est sous le coup de plusieurs sanctions internationales visant entre autres son programme d'enrichissement d'uranium.

Les grandes puissances soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de la bombe atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil, ce que le pays dément.

La République islamique déclare enrichir de l'uranium uniquement à des fins pacifiques, jusqu'à 5% pour produire de l'électricité, ou jusqu'à 20% afin d'alimenter un réacteur de recherche fabricant des isotopes, utilisés dans le diagnostic de certains cancers.

Mais les grandes puissances craignent qu'elle pousse l'enrichissement jusqu'au niveau nécessaire pour fabriquer une arme nucléaire, soit 90%.

tq/sam

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