NOUVELLES
31/01/2013 03:27 EST | Actualisé 02/04/2013 05:12 EDT

Le pétrole recule à New York, miné par des indicateurs américains mitigés

Le pétrole a terminé en recul jeudi à New York, les investisseurs s'inquiétant de statistiques économiques américaines de mauvais augure pour la demande énergétique du pays, premier consommateur mondial de brut, et de la persistance des problèmes affectant l'oléoduc Seaway.

Le baril de référence pour livraison en mars a perdu 45 cents pour s'établir à 97,49 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Alors que les prix avaient été dopés la veille par un regain d'optimisme des opérateurs et la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) de maintenir son soutien énorme à l'économie du pays, le marché du brut a été miné à New York par des indicateurs publiés à Washington avant le début de la séance.

Les nouvelles inscriptions au chômage sont reparties à la hausse la semaine dernière aux Etats-Unis après être retombées à leur plus bas depuis cinq ans.

"Elles rompent ainsi une tendance à l'amélioration importante", selon Bart Melek, de TD Securities. "Cela implique sans doute que les créations d'emplois ne sont pas aussi solides qu'on ne le pensait, ce qui est plutôt négatif pour la demande en énergie", a-t-il souligné.

Ce chiffre peut aussi apparaître comme un signal négatif à la veille de la publication du rapport mensuel sur l'emploi aux Etats-Unis, considéré traditionnellement comme un baromètre permettant d'évaluer la vigueur de l'économie du pays.

Autre chiffre pesant sur le marché du pétrole: les dépenses de consommation des ménages aux Etats-Unis se sont tassées plus que prévu en décembre et leur progression a été bien plus faible que celle des revenus des Américains.

L'annonce par le groupe Enterprise Products que les difficultés sur l'oléoduc Seaway, qui transporte le brut stocké à Cushing, principal terminal pétrolier des Etats-Unis (dans l'Oklahoma, sud), vers les complexes de raffineries de la côte du Golfe du Mexique, allaient persister une bonne partie de l'année, a aussi affecté les cours du brut, selon l'analyste indépendant Andy Lipow.

L'opérateur de Seaway avait affirmé la semaine dernière que ses volumes, représentant environ 400.000 barils par jour depuis de récents travaux d'accroissement, allaient être considérablement réduits en raison de problèmes aux points de livraison.

Un responsable du groupe a estimé jeudi lors d'une téléconférence que ces "la majeure partie du goulot d'étranglement constaté actuellement" serait dissous "au troisième ou au début du quatrième trimestre".

"Pour le marché cela limite encore plus la possibilité de faire baisser les stocks à Cushing alors même que la production de brut ne cesse d'augmenter", selon M. Lipow.

jum/bdx