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31/01/2013 05:54 EST | Actualisé 02/04/2013 05:12 EDT

Jean-Louis Roy invite à découvrir l'Ontario

Sarah Scott / Stanké

Que pensent nos voisins de l'Ontario? Qu'est-ce qui les fait vibrer? Ont-ils des intérêts communs avec les Québécois ? Tant de questions auxquelles l'auteur et président de multiples organismes culturels, Jean-Louis Roy, désire répondre dans son dernier ouvrage. Un livre qui est à la fois un plaidoyer sur la société ontarienne d'aujourd'hui qu'une invitation à découvrir nos voisins.

Il est rare de voir apparaître dans les librairies un ouvrage dont le contenu s'intéresse à l'Ontario. Surtout un ouvrage publié au Québec. Pourtant, on ne s'étonne pas quand on voit un Ontarien écrire sur la spécificité du Québec, tant sur le plan économique que sur le plan culturel.

Un constat bien réel auquel l'auteur tente de remédier avec son dernier ouvrage intitulé «Chers voisins : ce qu'on ne connaît pas de l'Ontario», publié aux éditions Stanké.

Un livre écrit sous forme de grand reportage basé sur 160 entrevues avec des gens de l'Ontario de toutes les provenances. «Je pense que je suis le premier Québécois à écrire sur l'Ontario», s'étonne et ironise Jean-Louis Roy, visiblement fier de sa démarche.

L'économie : point fort?

Mais qu'est-ce que l'Ontario a à nous dire? Selon les propos de Jean-Louis Roy, la province voisine possède plusieurs atouts considérables et mérite notre attention, surtout dans les prochaines années.

Uniquement sur le plan de la démographie, cette province canadienne sera appelée à jouer un rôle important, pense-t-il. «La population de l'Ontario augmente. Ils vont passés de 16 millions de personnes à 18 millions en 2031, et comptera alors, seulement vers cette date, pour 42% de la population canadienne », avance-t-il.

En plus de ce premier constat, l'auteur note, entre autres, que le Québec sera appelé de plus en plus à développer son économie en regardant vers l'Ontario. Une réponse aux turbulences économiques des années 2000 de nos voisins américains, estime-t-il.

«Annuellement, le Québec vend pour 42 milliards de dollars aux États-Unis et pour 38 milliards avec l'Ontario, note-t-il. Notre économie, depuis quelques années, se développe de plus en plus avec l'Ontario à cause, notamment, des relations qu'avaient développé les deux anciens premiers ministres tant au Québec qu'en Ontario», rappelle Jean-Louis Roy.

Des relations économiques bien réelles porter à s'accroître dans les prochains années, estime-t-il. «Au tournant du millénaire, l'Ontario comptait pour près de 40% du PIB canadien, plus de 50% de l'activité industrielle du pays et 51% de ses exportations. Toronto occupait le troisième rang des places financières du continent et le septième sur le plan international», écrit-il.

Un symbole du multiculturalisme canadien

En plus de mettre l'accent sur l'aspect économique qui unit désormais le Québec à notre voisine, l'auteur démontre dans son livre la diversité culturelle et démographique de l'Ontario.

Une province qui est en train de vivre un post-multiculturalisme. En ce sens où, de l’avis de l’auteur, il n’y a plus une majorité qui décide du statut des minorités, mais bien une multitude de minorités qui, ensemble, doivent déterminer les règles de leur cohabitation. «Il y a une réelle diversité démographique et culturelle en Ontario», plaide-t-il.

À titre d'exemple, l'auteur rappelle le succès croissant du Festival du film de Toronto. Un évènement qui réunit des gens des quatre coins du monde annuellement.

On peut retrouver le nouveau livre de Jean-Louis Roy en librairie depuis le 30 janvier.