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31/01/2013 10:19 EST | Actualisé 02/04/2013 05:12 EDT

Espagne: le parti au pouvoir est ciblé par d'autres allégations de corruption

MADRID - Le parti au pouvoir en Espagne, le Parti populaire, a de nouveau dû défendre son intégrité jeudi quand un quotidien a publié des allégations voulant que plusieurs de ses dirigeants — dont le premier ministre Mariano Rajoy — aient accepté des paiements illicites.

Une autre de ceux visés, la secrétaire générale Maria Dolores de Cospedal, a lancé en conférence de presse que son parti n'a absolument rien à se reprocher.

Le grand quotidien El Pais a publié des documents qui démontreraient que des entreprises, dont plusieurs qui oeuvrent dans le secteur de la construction, ont versé de l'argent aux politiciens par le biais de l'ancien trésorier du parti, Luis Barcenas.

El Pais affirme que M. Rajoy reçoit 25 000 euros par année depuis 1997. Le nom de l'ancien premier ministre Jose Maria Aznar n'apparaît pas sur la liste, mais les initiales «J.M.» y sont.

Le Parti populaire a publié un communiqué dans lequel il réfute l'existence de comptes secrets. Le leader de l'opposition socialiste, Alfredo Perez Rubalcaba, a sommé le premier ministre Rajoy de s'expliquer, pendant que d'autres réclamaient sa démission et la tenue de nouvelles élections.

Le scandale a éclaté quand une autre publication a dévoilé que M. Barcenas a amassé 30 millions $ US dans un compte bancaire en Suisse.

Mme Cospedal a prévenu que toutes les publications qui reprennent ces allégations seront poursuivies.