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31/01/2013 08:22 EST | Actualisé 02/04/2013 05:12 EDT

Egypte: les factions rivales condamnent la violence

Les factions politiques rivales d'Egypte ont condamné jeudi la violence, qui a fait cette semaine 56 de morts dans le pays, au terme d'une réunion à Al-Azhar, la plus haute autorité de l'islam sunnite.

La rencontre a réuni autour du chef d'Al-Azhar, cheikh Ahmed al-Tayyeb, des dirigeants de l'opposition libérale, des islamistes, des mouvements révolutionnaires, des indépendants et des représentants chrétiens.

Les participants, qui ont signé un document d'"Al-Azhar, se sont engagés à "dénoncer la violence sous toutes ses formes" et à s'abstenir de "toute incitation à la violence" et ont souligné "la responsabilité de l'Etat et de son appareil sécuritaire de protéger les citoyens".

Ils se sont engagés aussi à régler leurs différends "par les moyens politiques pacifiques" et par "un dialogue sérieux" pour une sortie de crise qui secoue l'Egypte.

La réunion s'est tenue alors que se multiplient les tentatives de favoriser le dialogue dans le pays, qui connaît depuis une semaine une nouvelle vague de violences, déclenchée avec le deuxième anniversaire de la révolte qui a renversé Hosni Moubarak et qui ont fait au moins 56 tués.

L'opposition a appelé à des manifestations vendredi pour dénoncer la politique du président Morsi, accusé de trahir la révolution depuis son accession à la tête de l'Etat en juin et de concentrer le pouvoir entre les mains des Frères musulmans, dont il est issu.

"Le dialogue national auquel participent toutes les composantes de la société, sans exclusive, est le seul moyen de régler les différends" politiques en Egypte, a souligné le grand imam d'Al-Azhar au début de la réunion.

Il a ajouté que le dialogue était "une garantie contre la monopolisation du pouvoir, qui conduit à la tyrannie".

L'imam d'Al-Azhar a exhorté les différentes factions politiques à "dénoncer la violence" et à s'engager en faveur d'"une alternance pacifique du pouvoir".

Ont participé à la réunion notamment Mohamed ElBaradei, figure de proue du Front de salut national (FSN), principale coalition de l'opposition, Amr Moussa, un autre dirigeant de cette coalition, ainsi que Saad al-Katatni, chef du Parti de la liberté et de la justice, branche politique des Frères musulmans.

Des représentants des Eglises d'Egypte et d'autres mouvements islamistes, dont Al-Wasat, étaient présents.

bur-jaz/tm/sw