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30/01/2013 08:01 EST | Actualisé 01/04/2013 05:12 EDT

Plan de sauvetage: la Russie prête à aider Chypre (président chypriote)

Le président chypriote Demetris Christofias a affirmé mercredi que la Russie était prête à participer au plan de sauvetage de la République de Chypre, aux côtés d'autres bailleurs internationaux.

M. Christofias a indiqué avoir eu mardi une conversation téléphonique "amicale" avec le président russe Vladimir Poutine, au sujet de la situation financière de Chypre, durement affectée par la crise grecque, et de la participation de Moscou à un plan de sauvetage.

"Le président Poutine m'a assuré que la Fédération de Russie était prête à contribuer, avec l'Union européenne, à un accord sur un prêt à Chypre", a déclaré le président communiste, selon des propos tenus lors d'une conférence de presse à Belgrade et rapportés par son bureau à l'AFP à Nicosie.

M. Christofias, qui a étudié à Moscou, a "remercié chaleureusement" M. Poutine et indiqué qu'il espérait que la participation de la Russie à un plan de sauvetage "se conclut positivement".

Le ministre chypriote des Finances Vassos Shiarly avait déclaré mardi que l'Eurogroupe étudiait la possibilité d'impliquer la Russie dans ce plan.

Moscou avait accordé en 2011 à l'île méditerranéenne un prêt de 2,5 milliards d'euros. Nicosie a ensuite sollicité un prêt supplémentaire de cinq milliards d'euros, mais celui-ci n'a pas été octroyé.

Dans un entretien publié lundi par le journal allemand Handelsblatt, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev avait jugé qu'il revenait d'abord à Nicosie et à l'Union européenne de trouver une solution. "Mais nous ne refusons pas d'aider sous certaines conditions", avait-il ajouté.

Nicosie, qui a estimé avoir besoin de quelque 17 milliards d'euros, dont 10 mds pour renflouer ses banques, est en discussions depuis juin avec le Fonds monétaire international (FMI), l'Union européenne (UE) et la Banque centrale européenne (BCE).

Les discussions entre la troïka et les autorités chypriotes n'avancent pas, notamment car ces dernières refusent de procéder aux privatisations réclamées.

Des responsables allemands ont critiqué ce plan d'aide, et des médias en Allemagne ont relayé des informations décrivant l'île comme un paradis pour des fonds douteux, venant notamment de mafieux russes.

Chypre affirme être capable de couvrir ses besoins financiers jusqu'en avril sans nouveaux prêts.

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