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30/01/2013 07:39 EST | Actualisé 01/04/2013 05:12 EDT

Les pays du golfe Persique promettent 900 M$ pour l'aide humanitaire aux Syriens

KOWEÏT CITY, Koweït - Les pays du golfe Persique ont promis mercredi de fournir 900 millions $ US pour l'aide humanitaire aux Syriens, alors que les réfugiés continuent d'affluer en grand nombre en Jordanie, qui n'arrive plus à répondre aux besoins.

Les promesses faites par les pays du Golfe à la conférence des donateurs au Koweït, de même que celles faites précédemment par l'Union européenne et les États-Unis, permettent de dépasser le total de 1,5 milliard $ US en aide immédiate réclamé par les Nations unies. Mais les fonds permettront seulement de couvrir les besoins pour quelques mois.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a ouvert la conférence en appelant à la fin des combats en Syrie «au nom de l'humanité», soulignant que les violences ne montraient aucun signe d'apaisement et que l'exode des réfugiés vers les pays voisins pourrait encore s'intensifier.

Le conseil économique jordanien a annoncé que le royaume avait atteint son point de rupture. La Jordanie a déjà dépense 833 millions $ US pour aider les réfugiés syriens et elle est incapable d'assumer le fardeau financier de la crise, qui lui a déjà coûté trois pour cent de son produit intérieur brut (PIB).

Plus de 700 000 Syriens ont trouvé refuge dans les pays voisins depuis le début de la guerre, dont près de la moitié en Jordanie. Jusqu'à 3000 réfugiés syriens traversent chaque jour la frontière jordanienne.

Des responsables des Nations unies ont prévenu que le nombre de réfugiés pourrait approcher le million plus tard cette année si le conflit en Syrie ne s'apaise pas.

Avant l'ouverture de la conférence, M. Ban avait déclaré à une agence de presse koweïtienne que la réponse humanitaire internationale à la crise en Syrie avait été très limitée jusqu'à maintenant.

L'organisation humanitaire Médecins sans frontières a pour sa part demandé à l'ONU et à la communauté internationale de trouver des moyens d'acheminer plus d'aide vers les secteurs contrôlés par les rebelles, qui ne reçoivent actuellement qu'un infime portion de l'aide humanitaire disponible.