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30/01/2013 12:01 EST | Actualisé 01/04/2013 05:12 EDT

L'armée israélienne mène une frappe aérienne près de Damas, en Syrie

BEYROUTH - Des avions militaires israéliens ont mené une rare frappe aérienne contre une cible militaire en Syrie, a annoncé la télévision publique syrienne mercredi.

La frappe a été confirmée dans communiqué de l'armée syrienne lu à la télévision publique. Selon l'armée syrienne, le raid visait un centre de recherche militaire de la région de Jamraya, au nord-ouest de la capitale, Damas.

Le communiqué précise que le centre de recherche servait à «augmenter le niveau de résistance et d'autodéfense» de l'armée syrienne. La frappe a détruit le centre de recherche et un édifice voisin, tuant deux employés et en blessant cinq autres, a indiqué la télévision syrienne.

Des responsables régionaux et américains avaient rapporté la frappe un peu plus tôt mercredi, sans toutefois dire où elle avait eu lieu.

Selon ces responsables, l'armée israélienne planifiait depuis quelques jours de frapper un convoi d'armes syrien destiné au Hezbollah libanais, qui dispose de la plus puissante force militaire du Liban.

La cargaison que l'armée israélienne voulait neutraliser contenait des missiles anti-aériens de type SA-17 de fabrication russe, d'après les responsables.

Un responsable américain a confirmé la frappe, en précisant qu'elle avait touché un convoi de camions.

Tous les responsables ont réclamé l'anonymat parce qu'ils n'étaient pas autorisés à discuter publiquement du dossier.

L'armée israélienne a refusé de commenter l'information.

Le régime syrien appuie le Hezbollah depuis longtemps et il est soupçonné de lui fournir des fonds et des armes, en plus d'un accès terrestre vers le territoire iranien.

La frappe près de Damas survient alors que le régime de Bachar el-Assad est empêtré dans une guerre civile contre les rebelles qui veulent le déloger du pouvoir. Les rebelles ont pris le contrôle de plusieurs parties du territoire et ont établi des bastions dans plusieurs banlieues de la capitale, mais les forces gouvernementales contrôlent toujours Damas et le reste du territoire.

La chute du régime syrien ne semble pas imminente, mais les experts craignent qu'il devienne de plus en plus désespéré et tente de causer des troubles ailleurs dans la région par le biais de groupes tiers comme le Hezbollah.

Le communiqué de l'armée syrienne nie que la frappe ait visé un convoi à destination du Liban, affirmant plutôt qu'elle s'inscrivait dans la guerre civile qui oppose les forces gouvernementales aux rebelles.

«Cela prouve qu'Israël est l'instigateur, le bénéficiaire et parfois l'exécutant des actes terroristes qui visent la Syrie et son peuple», affirme le communiqué.

Le lieu précis de la frappe n'a pas pu être confirmé de façon indépendante à cause des restrictions imposées aux journalistes en Syrie.