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30/01/2013 01:40 EST | Actualisé 01/04/2013 05:12 EDT

Iran: les journalistes arrêtés coopéraient avec l'Occident en vue de la présidentielle

Les 14 journalistes arrêtés récemment en Iran collaboraient avec "un réseau médiatique lié à l'Occident", en prévision des élections présidentielles de juin, a affirmé mercredi le ministère des Renseignements dans un communiqué.

Les journalistes faisaient partie "d'un des plus importants réseaux médiatiques" liés à l'Occident, selon un communiqué du ministère, qui indique que les charges qui pèsent à leur encontre sont "solides et documentées", sans fournir plus de détails.

Leur réseau, établi par la BBC, est géré "en coopération avec plusieurs gouvernements occidentaux", précise le communiqué, qui ajoute que l'objectif des journalistes était "d'exploiter ce qu'ils avaient appris durant la période de sédition", en référence à la contestation populaire de 2009 qui avait suivi la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad.

Les médias étrangers diffusant leurs programmes en persan, comme BBC Persian, Voice of America et Radio Free Europe/Radio Liberty's Radio Farda, sont accusés par Téhéran de participer au "complot" occidental pour déstabiliser le régime iranien.

Le ministère, qui affirme avoir surveillé les journalistes pendant des mois, indique également avoir découvert qu'ils utilisaient "des moyens et des méthodes uniques pour transmettre des informations et recevoir des directives" de l'étranger.

Il est possible que plus de journalistes "soient arrêtés ou convoqués dans les jours à venir, alors que l'enquête se poursuit, ou que certains détenus soient relâchés", ajoute le communiqué.

Amnesty International et Human Rights Watch (HRW) ont réclamé la libération des journalistes. Pour HRW, "ces arrestations semblent faire partie d'une campagne de répression visant à réduire au silence les journalistes et blogueurs avant l'élection présidentielle du 14 juin".

"La volonté des agents du ministère de poursuivre leur tâche ne sera pas influencée par l'agitation des médias (de l'Occident), ni de leurs soi-disant organisations des droits de l'Homme", a réagi le ministère des renseignements dans son communiqué.

Les journalistes arrêtés travaillent pour des publications réformatrices telle que les quotidiens Shargh, Arman, Bahar et Etemad, l'hebdomadaire Aseman ainsi que l'agence Ilna, spécialisée dans les questions du travail.

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