NOUVELLES
29/01/2013 05:15 EST | Actualisé 31/03/2013 05:12 EDT

Tunisie: forces spéciales déployées dans le Sahara près de sites pétroliers

Des forces spéciales ont été déployées dans le grand Sud tunisien, voisin de la Libye et de l'Algérie, près d'installations pétrolières et gazières par "mesure de précaution" après la prise d'otages d'In Amenas, ont indiqué mardi des sources concordantes.

Une source au sein des forces de sécurité tunisiennes a expliqué à l'AFP que le déploiement avait commencé durant le week-end pour renforcer des unités militaires déjà présentes dans le Sahara afin "de protéger les sites pétroliers et gaziers éparpillés dans la région".

Des hommes et du matériel ont notamment été envoyés dans le désert pour renforcer les casernes aux abords de Remada et Dehibia, zone isolée proche de la frontière avec la Libye, selon cette même source qui travaille dans le sud de la Tunisie et qui s'exprimait sous couvert de l'anonymat.

Selon elle, il s'agit d'une "mesure de précaution" après l'attaque et la prise d'otages menées mi-janvier par un commando islamiste près In Amenas en Algérie, un site gazier à la frontière libyenne et à 300 km au sud de la Tunisie. Un Algérien et 37 étrangers avaient été tués, de même que 29 ravisseurs.

"Ces mesures visent la prévention de toute attaque terroriste ciblant les champs (pétroliers et gaziers tunisiens) en particulier ceux situés à la frontière tunisio-algérienne", a indiqué par ailleurs une "source sécuritaire" à l'agence officielle TAP.

Interrogé par l'AFP, un porte-parole du ministère de la Défense a indiqué ne pas être en mesure dans l'immédiat de confirmer ces informations.

Le désert que se partagent la Libye, la Tunisie et l'Algérie est devenu, selon les autorités tunisiennes, une zone importante de trafic d'armes notamment à destination des groupes jihadistes dans le nord du Mali.

Les trois pays ont signé mi-janvier un accord devant aboutir à un renforcement du contrôle des frontières et à une coopération accrue contre le trafic d'armes, de drogue, la traite des personnes et le "terrorisme" dans la région.

str-alf/kl/cco