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29/01/2013 05:02 EST | Actualisé 30/03/2013 05:12 EDT

Research in Motion joue son ultime carte

Avant même qu'il ne produise un seul son, une seule image, le BlackBerry 10 aura fait beaucoup de bruit. Ce téléphone intelligent, dernier-né de Research in Motion (RIM), est lancé mercredi à New York.  Pour RIM, fleuron canadien des technologies, le BlackBerry 10   sera l'as que l'entreprise de Waterloo gardait jalousement dans sa manche ou, à l'inverse, son chant du cygne.


Pionnier du téléphone intelligent, RIM joue ni plus ni moins son avenir avec ce petit appareil fort attendu. Dans le marché oh combien! compétitif des technologies, RIM ne trône plus au sommet, ayant cédé, bien malgré elle, ses parts de marché à ses concurrents, Apple et Androïd. Il y a quatre ans, RIM monopolisait 46 % du marché américain contre 2 % actuellement.

Aussi RIM, et tout Waterloo avec elle, espère tout du BlackBerry 10. Car l'entreprise emploie 8000 personnes, dont plus du quart habite la région. Il s'agit du plus important employeur de ce coin de pays.

Un titre malmené

Sur les marchés boursiers, la valeur de l'action de RIM a triplé depuis septembre, en partie à cause des déboires de ses concurrents. Mais le titre a connu son lot de déboires. Le 17 décembre dernier, le titre était retiré de l'indice Nasdaq-100, qui rassemble les titres des entreprises non financières les plus performantes du monde.

Dans l'espoir de ravir le coeur des consommateurs et d'emballer les marchés, RIM annonçait lundi son association avec des partenaires aussi prestigieux que Universal et Disney. Ces associations permettront à RIM d'offrir un plus vaste choix de contenus (films, téléséries et musique).

Raphaël Steinman, vice-président de Soluteo, entreprise montréalaise qui développe des applications BlackBerry 10 pour des clients comme Via Rail et Vidéotron, affirme que les promesses de RIM de révolutionner le téléphone intelligent ont piqué la curiosité de sa clientèle. Et ce, bien avant le lancement de l'appareil en question.


« On a vu une demande ou un engouement de nos clients entreprises et aussi consommateurs. On a déjà des commandes. C'est rare qu'on a ça, dans une vie, des commandes pour un produit qui n'existe pas encore », dit Raphaël Steinman.

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