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29/01/2013 11:06 EST | Actualisé 31/03/2013 05:12 EDT

Plan de sauvetage de Chypre: l'Eurogroupe réfléchit à impliquer Moscou (Nicosie)

Le ministre chypriote des Finances Vassos Shiarly a indiqué mardi que l'Eurogroupe étudiait la possibilité d'impliquer la Russie dans le plan de sauvetage de Chypre.

"Au niveau de l'Eurogroupe, il y a eu des contacts sur la contribution possible de Moscou au plan d'aide financier de Chypre", a déclaré M. Shiarly à la radio publique.

Moscou avait accordé à l'île méditerranéenne, durement touchée par la crise grecque, un prêt de 2,5 milliards d'euros en 2011. Nicosie a ensuite sollicité un prêt supplémentaire de cinq milliards d'euros, mais celui-ci n'a pas été octroyé.

Alors que le prêt de 2,5 milliards d'euros devait être remboursé en 2016, Nicosie a demandé à la Russie un allongement de cinq ans du délai de remboursement.

M. Shiarly a dit mardi s'attendre à un retour "positif" sur cette question le mois prochain.

Le président russe Vladimir Poutine s'est d'ailleurs entretenu par téléphone avec son homologue chypriote Demetris Christofias notamment sur "les questions de coopération sur le plan économique et financier", a annoncé mardi le Kremlin.

Dans un entretien publié lundi par le journal allemand Handelsblatt, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a jugé qu'il revenait d'abord à Nicosie et à l'Union européenne de trouver une solution.

"Mais nous ne refusons pas d'aider sous certaines conditions", a-t-il ajouté.

Le 11 janvier, le ministre russe des Finances Anton Silouanov, cité par l'agence Prime, avait indiqué que la Russie allait "oeuvrer avec les pays européens pour trouver des mesures permettant à Chypre de rembourser ses dettes selon un calendrier plus souple, plus adapté".

Nicosie est en discussions depuis juin avec le Fonds monétaire international (FMI), l'Union européenne (UE) et la Banque centrale européenne (BCE) concernant un plan de sauvetage. Elle a estimé avoir besoin de quelque 17 milliards d'euros, dont 10 mds pour renflouer ses banques.

Les discussions entre la troïka et les autorités chypriotes n'avancent pas, notamment car ces dernières refusent de procéder aux privatisations réclamées. L'évaluation des besoins des banques a aussi pris du retard.

La zone euro a choisi d'attendre l'issue de la présidentielle chypriote, dont le premier tour aura lieu le 17 février, pour prendre une décision.

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