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29/01/2013 09:52 EST | Actualisé 31/03/2013 05:12 EDT

Moisissures dans les écoles : des parents et des enseignants excédés

Le déploiement d'une dizaine de membres et d'experts de la Commission scolaire de Montréal à l'école Baril, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, n'a pas suffi pour rassurer les parents d'élèves, qui en ont ras le bol de la saga des moisissures.

Ils veulent comprendre comment et pourquoi leurs enfants se retrouvent pour la troisième fois dans un établissement, l'école secondaire Louis-Riel, où la qualité de l'air est douteuse.

La Direction de la santé publique a demandé qu'on procède à un nettoyage d'urgence du système de ventilation de Louis-Riel parce qu'une dizaine de membres du personnel déménagé de l'école Baril ont recommencé à avoir des problèmes de santé.

Le problème dans l'école secondaire Louis-Riel, qui les héberge depuis la mi-octobre, est connu depuis au moins 10 ans.

L'Alliance des professeurs de Montréal s'inquiète aussi de cette situation.

« La situation des écoles montréalaises est telle qu'il va falloir que le gouvernement ouvre une enveloppe strictement dédiée aux écoles de Montréal. Ça presse. Parce qu'en ce moment, on a d'autres écoles qui n'étaient pas dans la liste des priorités, qui commencent à se plaindre de différents problèmes », a ajouté Alain Marois, de l'Alliance des professeurs.

À l'ingénieur qui se voulait rassurant en expliquant que les résultats des recherches ne faisaient état d'aucune contamination fongique cachée, les parents et professeurs ont rappelé qu'ils avaient eu les mêmes réponses aux écoles Baril et Hochelaga, où on « disait aussi que c'était mineur jusqu'à ce qu'on ouvre les murs ».

Les parents se demandent pourquoi on ne reconstruit pas au moins une des trois écoles d'Hochelaga-Maisonneuve fermées à cause des moisissures, alors que l'école Saint-Gérard, dans Villeray, sera reconstruite.

Ils affirment avoir assez attendu. 

Sylvie Mérineau, enseignante et déléguée syndicale de l'école secondaire Louis-Riel, tout comme ses collègues, réclame « de vraies réponses ».

D'après le reportage d'Anne-Louise Despatie