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29/01/2013 10:22 EST | Actualisé 31/03/2013 05:12 EDT

Les élections en Israël "ouvrent les portes" vers la paix (Clinton)

La secrétaire d'Etat américaine sortante Hillary Clinton a estimé mardi que les dernières élections législatives en Israël "ouvraient les portes" vers une reprise du processus de paix avec les Palestiniens, gelé depuis plus de deux ans.

"Cette élection ouvre les portes plutôt qu'elle ne les ferme" pour une reprise du dialogue direct entre Israël et les Palestiniens gelé depuis septembre 2010, a déclaré Mme Clinton lors d'une conférence à Washington, à quelques jours de quitter son poste.

Elle a relevé que le résultat des législatives du 22 janvier en Israël avait montré qu'"un pourcentage significatif de l'électorat israélien avait exprimé le +besoin de prendre un chemin différent, à la fois sur la scène intérieure et vis-à-vis du processus de paix au Proche-Orient+".

"Je sais que le président Obama et mon successeur qui sera bientôt secrétaire d'Etat, John Kerry, vont poursuivre dans cette voie et chercher toutes les ouvertures possibles", a encore dit Mme Clinton.

"Nous devons trouver des moyens d'offrir aux Palestiniens un chemin vers la paix, la prospérité et l'Etat qu'ils méritent et donner aux Israéliens la sécurité et la stabilité qu'ils cherchent. Je crois que c'est toujours possible", a plaidé Mme Clinton qui était interrogée par visio-conférence des quatre coins du monde par des étudiants réunis par des médias étrangers.

Lundi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, en passe d'être reconduit, avait appelé à "oeuvrer pour la paix et la sécurité" au Proche-Orient lors d'une rencontre à Jérusalem avec Tony Blair, l'envoyé spécial du Quartette pour le Proche-Orient (Nations unies, Etats-Unis, Union européenne et Russie).

"Le Moyen-Orient ne s'arrête pas pour des élections, tout continue", avait affirmé M. Netanyahu.

Le Quartette s'est efforcé en vain de relancer les négociations de paix israélo-palestiniennes bloquées depuis septembre 2010.

Pour reprendre le dialogue, le président palestinien Mahmoud Abbas réclame l'arrêt de la colonisation juive et la reconnaissance des lignes antérieures à la guerre de juin 1967 comme base de discussions.

M. Netanyahu rejette ces revendications et dit vouloir des négociations "sans condition préalable", en exigeant in fine la reconnaissance d'Israël comme "Etat du peuple juif" et le maintien sous son contrôle d'une partie du territoire d'un futur Etat palestinien.

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