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29/01/2013 10:08 EST | Actualisé 31/03/2013 05:12 EDT

Le Kurdistan continue à exporter "illégalement" son pétrole vers la Turquie (Bagdad)

Le gouvernement fédéral irakien a accusé mardi la région autonome du Kurdistan, avec laquelle il entretient des relations tendues, de "continuer à exporter illégalement" son pétrole vers la Turquie et de dissimuler les revenus qui en découlent.

"Le Kurdistan continue à exporter son pétrole vers la Turquie de manière illégale", s'est emporté le vice-Premier ministre chargé du Pétrole, Hussein Chahristani, lors d'une conférence de presse.

En outre, a souligné M. Chahristani, "le destin des revenus liés à ces exportations pétrolières est du domaine de l'inconnu".

Cette manne "n'est pas reversée au gouvernement irakien et n'entre pas dans le budget du Kurdistan. Le dossier n'est pas débattu au Parlement du Kurdistan, il est discuté d'une autre façon tout à fait illégale", a ajouté le vice-Premier ministre.

Le Kurdistan irakien avait suspendu ses envois de pétrole à Bagdad en avril pour réclamer au gouvernement 1,5 milliard de dollars d'arriérés de paiement, avant de les reprendre en août.

Puis, en septembre, la région autonome avait annoncé s'être engagée à fournir 140.000 barils/jour jusqu'à la fin du mois puis 200.000 b/j jusqu'à la fin de l'année. En contrepartie, Bagdad devait verser à la région une "avance" de 1.000 milliards de dinars (833 millions de dollars).

"Bagdad a débloqué 650 milliards de dinars (environ 550 millions de dollars) mais n'a pas reçu de pétrole en septembre ni dans les mois qui ont suivi. Bien au contraire, la région (du Kurdistan) a totalement cessé de fournir du pétrole juste avant la fin de l'année", a encore martelé Hussein Chahristani.

Le brûlant dossier des hydrocarbures du Kurdistan irakien (nord) est, avec des différends territoriaux, au centre des houleuses relations qu'entretiennent Bagdad et Erbil.

Le gouvernement irakien accuse le Kurdistan de signer des contrats avec des compagnies étrangères tout en se passant de son autorisation. L'Irak considère comme illégal tout contrat n'ayant pas été négocié sous l'égide du ministère du Pétrole.

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