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29/01/2013 08:56 EST | Actualisé 31/03/2013 05:12 EDT

Le FLN, la colonne vertébrale de la vie politique en Algérie

Le Front de libération nationale (FLN), qui tient jeudi une réunion cruciale, est toujours au pouvoir 50 ans après l'indépendance de l'Algérie et reste la colonne vertébrale de la vie politique du pays, après avoir mené la guerre contre la France de 1954 à 1962.

Créé par le courant activiste du principal parti nationaliste d'avant 1954, le Mouvement pour le Triomphe des Libertés démocratiques (MTLD), le FLN a progressivement rallié à lui les principaux courants nationalistes.

A l'indépendance, le FLN, bien que présent dans les rouages du pouvoir, a été relégué au second plan en faveur de l'armée, particulièrement après le coup d'Etat mené par le colonel Houari Boumédiène en 1965.

Ce n'est qu'après le congrès de 1979, qui a porté le président Chadli Bendjèdid au pouvoir, qu'il connaît un nouveau souffle. Son "numéro deux" d'alors, Mohamed Cherif Messaadia, en fait un appareil tout puissant, dans tous les domaines: tous les responsables --même économiques-- devaient être FLN.

Trois ans après avoir évité une crise à propos d'une nouvelle Charte nationale, le FLN subit le choc d'octobre 1988 (des émeutes qui ont fait plusieurs centaines de morts), qui a abouti à une nouvelle Constitution reconnaissant le multipartisme.

La désignation d'Abdelhamid Mehri, fin 88 par le président Chadli, au poste de secrétaire général, a permis d'éviter l'implosion du Front. Mais le FLN perdra le 15 juin 1990 les élections municipales, puis le 26 décembre 1991 les législatives remportées par le Front islamique du Salut (FIS).

Ces élections sont annulées par l'armée qui pousse le président Chadli à démissionner.

Abdelhamid Mehri dénonce cette "autorité de fait" et mène le FLN à l'opposition. En 1996, Mehri est évincé lors d'une réunion du Comité central et se fait remplacer par Boualem Benhamouda qui se rapproche du pouvoir.

Aux élections législatives du 5 juin 1997, le FLN avait obtenu 62 sièges sur les 380 de l'assemblée nationale, devenant ainsi le troisième parti du pays.

Il devient en 2002 le premier parti algérien, après avoir obtenu la majorité écrasante aux législatives, sous la houlette de son secrétaire général Ali Benflis, désigné à la tête du parti en septembre 2001.

En mars 2003, M. Benflis est réélu à la tête du FLN qui prend ses distances vis-a-vis du président Abdelaziz Bouteflika, entraînant une division du parti.

M. Benflis, ancien chef de gouvernement et homme de confiance du président Bouteflika s'était ensuite présenté à l'élection présidentielle d'avril, où il n'avait obtenu que 6,42% des voix, contre 84,99% pour son ancien mentor.

Après cet échec, il démissionne du FLN. Le parti venait de vivre alors sa plus grave crise interne depuis l'indépendance du pays.

Un mouvement de "redressement" du FLN dirigé par l'actuel secrétaire général Abdelaziz Belkhadem prend le contrôle du parti jusqu'au congrès de mars 2005 à l'issue duquel M. Belkhadem est élu à la tête du parti. Ce congrès a également désigné M. Bouteflika "président d'honneur" du FLN.

M. Belkhadem avait été reconduit en 2009. Aux législatives de mai 2012, le FLN a obtenu 221 sièges sur 462.

bur-abh/sw