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29/01/2013 02:40 EST | Actualisé 31/03/2013 05:12 EDT

Immigration: Obama salue un projet de réforme "encourageant"

Le président américain Barack Obama devait défendre mardi sa réforme sur l'immigration en saluant le plan "encourageant" présenté la veille par des sénateurs des deux partis pour tenter de résoudre la question des 11 millions de clandestins vivant aux Etats-Unis.

Lors de son discours d'investiture le 21 janvier, M. Obama s'était engagé à oeuvrer à une telle réforme --une des principales promesses de ses campagnes de 2012 et 2008-- jugeant que cela était indispensable pour accueillir "les immigrés pleins d'espoir qui voient les Etats-Unis comme le pays du possible".

Lors d'un déplacement mardi dans le Nevada (ouest), le président devait se réjouir que "pour la première fois depuis des années, les républicains et les démocrates semblent prêts à affronter ce problème ensemble", selon des extraits de son discours divulgués par la Maison Blanche.

"On dirait que la volonté d'y parvenir rapidement existe vraiment. Et c'est très encourageant", devait-il encore assurer lors de ce discours prévu dans une école de Las Vegas dès midi locales (20H00 GMT).

Une réforme de l'immigration, poussée par M. Obama fin 2010, avait échoué au Congrès à cause de l'opposition des républicains, qui ont depuis renforcé leur emprise sur le pouvoir législatif.

Mais la situation a semblé se dégripper ces dernières semaines, nombre de conservateurs ayant commencé à tirer des leçons de la présidentielle de novembre. Les minorités y ont choisi, à une écrasante majorité, le démocrate sortant face à son adversaire Mitt Romney, avocat d'une "auto-expulsion" des clandestins.

"Les données politiques ont été renversées. Pour la première fois, il est plus risqué de s'opposer à la réforme migratoire que de la soutenir", a résumé lundi le sénateur démocrate Chuck Schumer, l'un des huit élus de la chambre haute du Congrès, quatre démocrates et quatre républicains, à avoir présenté un plan de régularisation progressive et sous conditions.

"Nous avons encore beaucoup de chemin à faire, mais ce projet soutenu par les deux partis représente une percée majeure", s'est félicité M. Schumer en fixant l'objectif d'une adoption "à la fin du printemps ou au début de l'été".

Concession aux républicains, ce plan prévoit au préalable une "sécurisation de nos frontières". Selon M. Schumer, la réforme prendra davantage en compte "les caractéristiques qui aideront à renforcer l'économie américaine", visera à "mettre un terme à l'emploi de clandestins" et à instaurer un système légal pour "accueillir les futurs employés" venus de l'étranger.

"C'est une première étape dans (une entreprise) qui continuera à être difficile mais possible", a ajouté pour sa part lundi le sénateur John McCain, l'un des républicains du groupe qui compte aussi le sénateur Marco Rubio.

La participation de ce jeune quadragénaire, né dans une famille cubaine aux Etats-Unis et apprécié des conservateurs, pourrait faciliter le passage d'une réforme à la Chambre des représentants, contrôlée par les républicains, où nombre d'élus restent hostiles à une "amnistie" bénéficiant aux clandestins.

Le plan de M. Obama diffère principalement de celui des sénateurs sur la question de la sécurité de la frontière avec le Mexique, la Maison Blanche estimant que suffisamment d'investissements ont déjà été consentis pour la rendre plus hermétique.

bur-tq/sam