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29/01/2013 06:20 EST | Actualisé 31/03/2013 05:12 EDT

Fratricide à Dorval: le suspect pourra assister aux funérailles de son frère

MONTRÉAL - L'enfant de 12 ans accusé d'avoir tué son frère dans leur domicile de Dorval, dans l'ouest de l'île de Montréal, pourra assister aux funérailles de la victime, ce jeudi.

Ses avocats avaient d'abord prévu demander une libération sous caution à la Chambre de la jeunesse, mardi, mais ont finalement décidé de retirer leur requête. La Couronne et la défense se sont plutôt entendues sur des conditions qui permettront à l'accusé de faire ses adieux à son frère.

«Ce n'est pas une permission spéciale mais une permission accordée pour des raisons de compassion et humanitaires», a affirmé la procureure Marie-Claude Bourassa. «Ce qu'on a fait ce matin à la cour, c'est s'assurer qu'il y avait des balises bien claires qui soient déterminées et que le tribunal en prenne acte.»

Le garçon est présentement sous la responsabilité de la direction de la protection de la jeunesse, et il sera donc accompagné par deux agents de la DPJ pour assister à la cérémonie.

Ses proches avaient déclaré la semaine dernière qu'ils voulaient que l'accusé soit libéré afin qu'ils puissent tous vivre leur deuil ensemble.

Le suspect semblait indifférent lors de sa comparution, mardi, la troisième depuis son arrestation. L'un de ses avocats, Karine Doherty, a dit à la cour que la défense n'était pas prête à plaider pour que son client soit libéré sous caution.

Me Doherty a indiqué que d'autres preuves avaient été divulguées et qu'il fallait plus de temps à la défense pour se préparer. Elle a donc demandé un ajournement afin de présenter à nouveau sa requête ultérieurement.

L'enfant de 12 ans a été accusé d'homicide involontaire le 22 janvier dernier après que son frère de 16 ans eut été abattu d'une balle à la tête, la veille, dans leur résidence de Dorval.

L'accusé fait aussi face à des accusations de possession d'une arme prohibée et chargée. Il a plaidé non coupable aux accusations lors de sa première comparution. S'il est reconnu coupable, il pourrait écoper d'une peine maximale de trois ans de prison.

Le suspect et la victime étant mineurs, leur identité ne peut être divulguée.

La dépouille de l'adolescent de 16 ans sera exposée dans un salon funéraire ce mercredi, et les funérailles auront lieu le lendemain.

La Couronne a assuré mardi qu'elle s'opposerait à la libération sous caution si cela s'avérait nécessaire. «Selon la loi, et particulièrement lorsqu'une arme à feu a été utilisée, c'est la gravité de l'infraction et la situation du jeune qui sont pris en considération», a précisé Me Bourassa.

L'accusé a aussi accepté de ne pas entrer en contact avec quatre personnes liées à l'affaire qui pourraient être appelées à témoigner dans le cadre d'un éventuel procès.

Le garçon reviendra devant le tribunal le 8 février.