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29/01/2013 02:21 EST | Actualisé 31/03/2013 05:12 EDT

Du sérieux à Winnipeg

Evander Kane qui se fait dire qu'il n'est pas en forme par son entraîneur en Russie, une photo de Dustin Byfuglien sur laquelle il semble peser 300 livres, Ondrej Pavelec arrêté pour alcool au volant. Et un calendrier difficile...

Tous les ingrédients semblaient réunis pour une saison 2013 catastrophique à Winnipeg. Mais après cinq matchs, c'est tout le contraire qui se produit : une fiche de 3-1-1, bonne pour sept points en cinq matchs.

Byfuglien refuse de parler de son poids, mais ses actions parlent d'elles-mêmes : trois buts, trois passes, et 26 min 41 s par match sur la patinoire, un sommet dans son équipe. Kane présente une fiche identique. On pourrait mettre un bémol sur ce début de saison en rappelant que la formation manitobaine a disputé un seul match à l'étranger, mais elle l'a toujours bien gagné!

« Je ne crois pas que le voyagement soit un sujet dans ce vestiaire, a assuré Kane, mardi, à l'entraînement matinal en vue du duel Jets-Canadien, à Montréal. On savait qu'on aurait beaucoup de voyagement avec la saison courte. Ça ne nous inquiète pas trop. »

Répondre aux questions

Malgré les succès de l'équipe, malgré ses succès personnels, Kane doit encore et toujours revenir sur les controverses qui l'entourent.

Il y a d'abord eu ce séjour en KHL pendant le lock-out, au cours duquel il a amassé un maigre point en 12 matchs avec le Dynamo de Minsk. Et son entraîneur l'a critiqué pour sa mauvaise condition physique...

« La Russie, c'est complètement différent. Très différent, a-t-il ajouté, lorsqu'appelé à préciser sa pensée. Je suis dans la LNH pour au moins six ans, donc je suis heureux. »

« J'ai vu des matchs dans la KHL et c'est un jeu différent, a expliqué Pascal Vincent, adjoint chez les Jets. Evander est un joueur nord-sud, pas est-ouest. Mais il est en excellente forme physique, il n'a pas de boby fat. »

Plus récemment, une photo de Kane avec une liasse de billets de banque en guise de téléphone a circulé sur Twitter et l'a également mis dans l'embarras. Le premier choix des défunts Thrashers d'Atlanta en 2009 (4e au total) a toujours refusé de s'excuser pour la photo, jugée inappropriée par certains.

« Ça peut dépendre de la ville où tu es, croit le jeune homme de 21 ans. Winnipeg est peut-être plus conservatrice. Si je jouais dans la NFL ou la NBA, ou si j'étais à New York ou dans une autre ville, on n'en parlerait sûrement pas. »

Un parallèle avec Subban

Avec son franc-parler, avec ses motifs flamboyants dans les cheveux, Kane ne représente pas le joueur de hockey typique. Un observateur extérieur de l'équipe pourrait y voir un parallèle avec P.K. Subban, le boute-en-train du Canadien.

Perry Pearn, lui, a dirigé Subban à Montréal en tant qu'adjoint à Jacques Martin. Il dirige aujourd'hui Kane dans des fonctions similaires chez les Jets.

« Premièrement, il faut les comparer sur la glace et ce sont de très bons jeunes. Quand tu as de jeunes talents, tu dois les gérer et les aider à gagner en maturité. Mais ils sont le reflet des jeunes d'aujourd'hui. Il y a des jeunes flamboyants dans tous les domaines. Tu dois apprécier ce qu'ils amènent sur la glace. Et en tant qu'entraîneur, tu dois t'assurer qu'ils soient concentrés quand ils arrivent à l'aréna. Et tu les soutiens dans ce qu'ils font hors-glace, tant que ça ne nuit pas à l'organisation. »

Vincent, lui, se dit très proche de Kane. Il assure que le meilleur buteur de l'équipe l'an passé (30 filets en 74 matchs) n'a pas la tête forte.

« Non, ce n'est pas une personnalité à gérer. Il fait ses choses, il est un bon professionnel, il se prépare toujours bien. Mais il ne se lèvera pas dans le vestiaire pour parler, ce n'est pas son type de leadership. Sa façon de jouer est son leadership. »