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29/01/2013 02:43 EST | Actualisé 31/03/2013 05:12 EDT

La confiance des consommateurs grimpe au Canada mais pas aux États-Unis

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LONDON, ENGLAND - DECEMBER 05: A woman carries several shopping bags from discount shops along Lewisham high street on December 5, 2012 in London, England. The Chancellor of the Exchequer George Osborne has stated that the United Kingdom's economy is still struggling during his autumn budget statement to Parliament. (Photo by Oli Scarff/Getty Images)

OTTAWA - La confiance des consommateurs canadiens envers l'économie semble emprunter une voie différente de celle des Américains: celle-ci grimpe au Canada pendant qu'elle recule au sud de la frontière.

Les résultats d'un sondage du Conference Board du Canada ont montré mardi un gain de 5,1 points de l'indice de confiance des consommateurs canadiens à 83,1 points en janvier, ce qui représente son plus haut niveau depuis juin 2011 et sa première progression en quatre mois.

Entre-temps, une enquête similaire réalisée par le Conference Board des États-Unis a vu l'indice de confiance des Américains chuter à 58,6 points, son plus faible niveau depuis novembre 2011.

Les résultats sont particulièrement intrigants puisque la plupart des économistes jugent que l'économie américaine est en voie de connaître une performance économique relativement solide en 2013, tandis que les attentes pour le Canada, bien qu'elles ne soient pas négatives, restent modestes.

Les résultats ont étonné l'économiste Doug Porter, de la Banque de Montréal, qui dit toutefois comprendre pourquoi les Canadiens voient le bon côté des choses en ce moment.

Les marchés financiers canadiens sont positifs depuis le début janvier, les prix de l'essence sont en baisse, la création d'emploi est bonne et les taux d'intérêt restent à leur très faible niveau.

«Ce qui se passe aux États-Unis n'est pas aussi évident», a ajouté M. Porter. «Je crois que le fait que les consommateurs ont d'abord du endurer les risques liés au 'précipice fiscal' pour ensuite encaisser son impact sur leur chèque de paie est derrière cela.»

Les économistes sont divisés sur l'importance qui doit être accordée aux sondages sur la confiance des consommateurs, notamment parce que leurs résultats ont tendance à s'appuyer sur des perceptions à propos d'éléments qui ont déjà eu lieu, et non qui vont se produire. Mais certains notent tout de même qu'un pessimisme des consommateurs peut entraîner un ralentissement des dépenses, ce qui a pour effet de ralentir la croissance.

Au Canada, le Conference Board affirme que les améliorations témoignent essentiellement de la confiance vis-à-vis des futurs emplois et des futurs revenus.

Pour ce qui est des perspectives d'emplois au sein des communautés pour les six prochains mois, environ le cinquième des répondants ont dit s'attendre à ce qu'il y ait davantage d'emplois. C'est une hausse de près de quatre points de pourcentage par rapport aux résultats du sondage de décembre.

Mais les économistes ne sont pas aussi optimistes que les répondants pour ce qui est de la croissance du marché de l'emploi en 2013. Même si l'économie a créé près de 100 000 emplois au cours des deux derniers mois, les observateurs s'entendent pour dire que les employeurs ont devancé la croissance économique lors des dernières embauches et qu'ils devront retarder toute future expansion.

Questionnés au sujet de leurs revenus pour les six prochains mois, près d'un quart des répondants ont dit s'attendre à une amélioration, ce qui représente une hausse de 1,4 point de pourcentage par rapport au mois précédent.

L'indice est calculé à partir des résultats de l'enquête, réalisée du 4 au 14 janvier.