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29/01/2013 06:45 EST | Actualisé 31/03/2013 05:12 EDT

L'armée malienne contrôle Tombouctou, mais les rebelles seraient à Kidal

In this Monday, Jan. 28, 2013, photo provided by the French Army Communications Audiovisual office (ECPAD) and released Tuesday, Jan. 29, 2013, a crowd cheers the arrival of French soldiers in Timbuktu, in northern Mali. Backed by French helicopters and paratroopers, Malian soldiers entered the fabled city of Timbuktu on Monday after al-Qaida-linked militants who ruled the outpost by fear for nearly 10 months fled into the desert, setting fire to a library that held thousands of manuscripts dating to the Middle Ages. (AP Photo/French Army Communications Audiovisual office (ECPAD), Arnaud Roine)
AP
In this Monday, Jan. 28, 2013, photo provided by the French Army Communications Audiovisual office (ECPAD) and released Tuesday, Jan. 29, 2013, a crowd cheers the arrival of French soldiers in Timbuktu, in northern Mali. Backed by French helicopters and paratroopers, Malian soldiers entered the fabled city of Timbuktu on Monday after al-Qaida-linked militants who ruled the outpost by fear for nearly 10 months fled into the desert, setting fire to a library that held thousands of manuscripts dating to the Middle Ages. (AP Photo/French Army Communications Audiovisual office (ECPAD), Arnaud Roine)

GAO, Mali - Plusieurs pays africains et occidentaux ont promis mardi d'allouer plus de 450 millions $ US au financement de la force africaine qui luttera contre les extrémistes islamistes dans le nord du Mali.

Le Royaume-Uni a pour sa part annoncé qu'il avait offert de déployer jusqu'à 200 officiers militaires pour contribuer à la formation de la force ouest-africaine au Mali.

Un responsable de l'Union africaine à Addis Abeba, Ramtane Lamamra, a déclaré que les pays donateurs avaient promis de verser un total de 455,5 millions $ US pour financer la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA), autorisée par les Nations unies. Le budget initial requis par la MISMA est de 461 millions $ US.

Plusieurs pays africains, dont l'Éthiopie, la Côte d'Ivoire et la Gambie, se sont alliés avec des pays développés comme les États-Unis, le Japon, l'Allemagne et le Royaume-Uni pour fournir un soutien financier à la mission militaire au Mali.

Le Canada a promis 13 millions $ pour fournir de la nourriture et des soins aux civils déplacés par le conflit et aux réfugiés maliens dans les pays voisins.

Sur le terrain, l'heure était à la vengeance mardi à Gao, après la reprise de la ville par les militaires français et maliens. Des résidants ont pourchassé et tabassé les islamistes présumés qui ne se sont pas enfuis avec leurs frères d'armes à l'approche des armées malienne et française. Des soldats maliens ont embarqué des suspects à bord de camions, les mains liées dans le dos.

Les islamistes qui contrôlaient plusieurs villes du nord du Mali depuis près d'un an interdisaient la musique, forçaient les femmes à porter le voile et procédaient à des exécutions et à des amputations publiques.

Leur emprise sur cette partie du pays s'amenuise de jour en jour. Les capitales provinciales de Gao et de Tombouctou ont été reprises par les forces pro-gouvernementales au cours des derniers jours, sous les acclamations de la population. Les islamistes semblaient également sur le point de perdre Kidal mardi.

La plupart des islamistes ont quitté Gao et Tombouctou et se sont repliés dans le désert. Mais certains sont restés.

Les membres d'une milice de jeunes appelée les «Patrouilleurs de Gao» se sont rendus de maison en maison mardi pour traquer les présumés islamistes qui seraient toujours présents dans la ville. Un porte-parole du groupe, Abdul Karim Samba, a déclaré que ses hommes et lui cherchaient des extrémistes du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO).

«Ce sont des islamistes qui sont allés dans les maisons pour se cacher, alors nous les rassemblons pour les remettre aux militaires», a-t-il déclaré à l'Associated Press.

Des soldats en provenance du Tchad, l'un des pays qui a déployé un contingent au Mali pour aider le gouvernement à reprendre le contrôle de l'ensemble du territoire, patrouillaient mardi dans les rues de Gao. Le marché de la ville semblait reprendre vie peu à peu.

Mardi, les militants touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), un groupe laïque, ont annoncé qu'ils étaient désormais en charge de Kidal, à environ 270 kilomètres au nord-est de Gao.

Les indépendantistes touaregs semblent avoir tiré profit de l'offensive militaire dirigée par la France pour affirmer leur contrôle sur Kidal. Les communications téléphoniques sont coupés dans la ville, et il est impossible pour l'instant de confirmer la revendication du groupe de façon indépendante.

La chute de Kidal signifierait que les islamistes ne contrôlent plus aucune des trois capitales régionales qu'ils avaient prises en avril.

Sur son site Internet, le MNLA affirme qu'il est prêt à travailler avec l'armée française pour combattre les islamistes. Mais le groupe précise aussi qu'il refusera de laisser les soldats maliens entrer à Kidal et dans les autres localités du nord du Mali qu'il contrôle, à cause des allégations voulant que des militaires aient tué des civils soupçonnés d'être liés aux jihadistes.

Le maire de Tombouctou, Ousmane Hallé, a déclaré mardi qu'il espérait retourner dans sa ville d'ici 48 heures, mais que les islamistes avaient détruit une partie de la piste de l'aéroport avant de s'enfuir, ce qui ralentit les transports aériens.

Il avait un message pour Iyad Ag Ghali, le chef du groupe extrémiste Ansar Dine qui a imposé la loi islamique stricte à Tombouctou l'an dernier, forçant des milliers de résidants à fuir.

«Dans l'une des réunions que j'ai eues avec Iyad Ag Ghali, il m'a dit que le monde entier savait qu'il était maintenant le maître de Tombouctou. Mais aujourd'hui, c'est moi qui suis le maire de la ville et c'est lui qui est en fuite comme un animal», a déclaré M. Hallé à l'Associated Press.

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