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28/01/2013 05:07 EST | Actualisé 29/03/2013 05:12 EDT

Yémen: 3 morts dans une opération de l'armée contre des membres d'Al-Qaïda

Trois personnes ont été tuées dans une opération menée lundi par l'armée yéménite dans le centre du pays contre des membres présumés d'Al-Qaïda, soupçonnés par les autorités de détenir trois otages européens, selon des sources tribales.

"Trois personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans l'opération", entamée dans la nuit à Manassah, un fief d'Al-Qaïda dans la province de Baïda, ont indiqué des sources tribales et hospitalières.

En outre, "un soldat a été tué et deux autres blessés dans une embuscade tendue par des combattants d'Al-Qaïda" dans un village de la région, selon une source tribale.

L'opération a été lancée après le refus de trois insurgés de se rendre aux autorités malgré plusieurs médiations, ont précisé des sources tribales.

Les trois hommes --des frères de Tarek al-Dahab, un chef d'Al-Qaïda, tué à la mi-février 2012 dans une attaque armée-- sont soupçonnés par les autorités de détenir à Al-Manassah, leur fief familial, deux Finlandais et un Autrichien enlevés le 21 décembre à Sanaa. Ce que nient les Al-Dahab.

"Les trois otages européens ne se trouvent pas à Manassah. Ils seraient toujours dans la province de Marib" où ils avaient été transférés par des éléments tribaux liés à Al-Qaïda après leur rapt à Sanaa, a indiqué à l'AFP une source tribale de la région de Manassah, une localité de la province de Baida.

Mais un haut responsable militaire à Sanaa, a assuré à l'AFP que l'armée était déterminée à poursuivre son offensive jusqu'à la reddition des trois insurgés.

Tarek al-Dahab était le beau-frère de l'Américano-yéménite Anwar al-Aulaqi, imam d'Al-Qaïda assassiné en septembre au Yémen dans un raid américain.

Les trois otages européens, deux étudiants de langue arabe et une Finlandaise en visite au Yémen, avaient été enlevés par des hommes armés et masqués dans un magasin d'électronique à Sanaa.

Les ravisseurs les avaient ensuite transférés dans la province de Marib, plus à l'est, où le réseau extrémiste est fortement implanté.

Al-Qaïda a profité de l'affaiblissement du pouvoir central, à la faveur de l'insurrection populaire contre l'ancien président Ali Abdallah Saleh en 2011, pour renforcer son emprise notamment dans l'est et le sud du Yémen.

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