NOUVELLES
28/01/2013 11:30 EST | Actualisé 30/03/2013 05:12 EDT

Violents combats à Damas, offensive rebelle sur la ville de Deir Ezzor (ONG)

De violents combats entre les forces du régime du président Bachar al-Assad et des rebelles avaient lieu lundi dans le sud de Damas, tandis que les rebelles menaient une vaste offensive dans la ville de Deir Ezzor (est), a rapporté une ONG syrienne.

"De violents combats opposent rebelles et soldats près d'un siège de la sécurité politique à Deir Ezzor dans le cadre de l'opération +Aube de la libération+ lancée par les insurgés dimanche matin", a précisé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Au cours de cette offensive, "les rebelles ont pris un barrage de l'armée, ainsi que la zone d'Al-Jisr dans la ville", et ont mis la main sur des armes et des munitions, a ajouté l'ONG qui s'appuie sur un large réseau de militants et de médecins.

Deux rebelles et cinq soldats ont été tués dans ces combats, a indiqué l'OSDH.

Pour tenter de desserrer l'étau des rebelles --qui tiennent une large partie de la province de Deir Ezzor-- autour de la ville, l'artillerie du régime pilonnait la zone également survolée par l'aviation, selon l'OSDH.

A Damas, des combats avaient lieu dans le quartier de Qadam (sud), tandis que plusieurs roquettes s'abattaient sur le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk proche, selon l'OSDH.

Dans la banlieue sud, des combats avaient lieu près d'un bâtiment de la défense aérienne à al-Mliha, tandis que l'aviation menait des raids sur Deir al-Assafir et survolait la Ghouta orientale, une région de vergers où les rebelles ont établi leurs bases-arrière, a rapporté l'ONG.

De son côté, l'agence officielle Sana affirmait que l'armée a "tué et blessé des terroristes (terme par lequel le régime désigne les rebelles, NDLR) qui pratiquaient le meurtre, le sabotage et le vol à Daraya".

Dans la seule périphérie de Damas, neuf rebelles, six soldats et six civils ont trouvé la mort lundi, selon un bilan provisoire de l'OSDH qui a recensé une cinquantaine de morts à travers le pays.

A Homs (centre), "la capitale de la Révolution", le quartier rebelle de Khalidiyé a été bombardé. L'armée y assiège depuis plus de six mois plusieurs quartiers, dont la Vieille ville.

Sur son compte Twitter, le Front jihadiste al-Nosra a revendiqué l'attentat à la voiture piégée perpétré le 21 janvier à Salamiyé dans la province de Hama (centre), dans lequel 42 personnes, dont des civils et des miliciens pro-régime, ont été tuées.

Al-Nosra affirme que "le héros Abou Abd al-Najjar al-Najdi s'est fait exploser dans un camion rempli de 3,5 tonnes d'explosifs (...) près d'une fabrique de tapis abandonnée, habitée par des dizaines de chabbihas", les miliciens pro-régime.

Le Front, directement lié selon Washington à Al-Qaïda en Irak, est composé majoritairement de Syriens mais compte de très nombreux jihadistes étrangers de toutes nationalités, notamment Irakiens.

Plus de 60.000 personnes ont péri selon l'ONU depuis le début de la révolte populaire contre le régime en mars 2011, qui s'est transformée en conflit armé face à la répression.

rm-am/sbh/sk/cco