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28/01/2013 06:12 EST | Actualisé 30/03/2013 05:12 EDT

USA: salaires "excessifs" dans les entreprises renflouées par l'Etat (audit)

Le ministère du Trésor américain a autorisé en 2012 le versement de "salaires excessifs" aux dirigeants des entreprises renflouées par l'Etat pendant la crise telles qu'AIG ou General Motors, a estimé lundi un organe de contrôle créé par le Congrès.

"Une fois encore, en 2012, le Trésor n'a pas réussi à mettre un frein aux salaires excessifs", a résumé le Sigtarp, chargé de détecter d'éventuels abus liés au vaste plan de sauvetage de l'économie américaine baptisé TARP et décidé fin 2008.

Selon cet audit, le ministère américain a approuvé les 18 demandes de hausses de salaires, dont une de 1 million de dollars, qui lui ont été adressées en 2012 et qui concernaient les cadres dirigeants de l'assureur AIG, de General Motors et de son ancienne filiale Ally.

Des rémunérations de "3 millions de dollars ou plus" ont par ailleurs été approuvées pour plus de la moitié de 69 cadres dirigeants répartis dans ces trois entreprises, note le Sigtarp dans son rapport.

"Le Trésor doit garantir aux contribuables une totale transparence sur ses décisions d'attribuer des rémunérations de plusieurs millions de dollars aux dirigeants de compagnies bloquées depuis quatre ans dans le programme TARP", a affirmé l'audit.

En décembre dernier, l'Etat a mis fin à sa participation dans l'assureur AIG, qui avait été passagèrement nationalisé pour éviter sa faillite. Cette opération de sauvetage s'est finalement révélée bénéfique pour les finances publiques.

L'Etat doit prochainement revendre les actions qu'il détient encore dans le constructeur automobile GM, qui doit sa survie au renflouement dont il a bénéficié de l'Etat fédéral américain et des autorités canadiennes en 2009.

Secouru fin 2008, Ally (ex-GMAC) est le plus gros émetteur de prêts automobiles aux Etats-Unis.

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