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28/01/2013 09:06 EST | Actualisé 30/03/2013 05:12 EDT

Un agent correctionnel témoigne à l'enquête Ashley Smith

TORONTO - Un agent correctionnel qui a été congédié après qu'une adolescente s'eut suicidée a pu démissionner quand des accusations criminelles contre lui ont été abandonnées parce que des documents importants n'ont pas été dévoilés.

Des témoins à l'enquête publique sur la mort d'Ashley Smith ont expliqué lundi que les procureurs avaient retiré leurs accusations de négligence criminelle causant la mort contre l'agent Blaine Phibbs parce que les Services correctionnels du Canada n'avaient pas transmis des documents sur le sujet.

M. Phibbs, qui avait été congédié après que Smith s'eut suicidée dans sa cellule à Kitchener, en Ontario, en Octobre 2007, a ensuite pu démissionner.

Les services correctionnels l'ont payé temps et demie et temps double pour les milliers d'heures pendant lesquelles il n'avait pas travaillé pendant les 18 mois depuis la tragédie. Il a également reçu 25 000$ pour continuer ses études et recevoir de l'orientation professionnelle.

En échange, selon ce qui a été dévoilé à l'enquête, il ne devais pas dire à personne ce qui s'était passé.

Ces preuves sont survenues alors que Blaine était contre-examiné par Howard Rubel, l'avocat qui représente le Syndicat des agents correctionnels du Canada.

M. Phibbs a témoigné que les agents n'étaient jamais impliqués dans les plans pour gérer l'incarcération de Smith, 19 ans et originaire de Moncton.

Il a témoigné avoir lui-même coupé au moins 50 ligatures de son cou pendant son séjour de 12 semaines. Il a aussi indiqué qu'il l'avait vue tourner au bleu au moins 25 fois.

Lors du premier séjour d'Ashley Smith au printemps 2007, M. Phibbs a dit que la gestion de l'établissement l'avait félicité d'être intervenu pour avoir empêché Smith de s'étouffer. Mais les ordres ont ensuite changé, et les agents ont reçu l'ordre de ne pas entrer dans la chambre de Smith, sauf si elle arrêtait de respirer.