NOUVELLES
28/01/2013 12:42 EST | Actualisé 30/03/2013 05:12 EDT

Six organisations appellent les Emirats à libérer des détenus politiques

Six organisations de défense des droits de l'Homme ont appelé lundi les Emirats arabes unis à mettre fin à leur campagne contre les militants politiques et à libérer près d'une centaine d'entre eux.

Les six organisations, dont Human Rights Watch et Amnesty International, ont lancé cet appel alors que le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU devait passer en revue la situation des droits de l'Homme aux Emirats lundi.

Le communiqué affirme que le gouvernement des Emirats a lancé en mars 2011 "une sévère campagne contre les défenseurs des droits de l'Homme, les militants de la société civile et les partisans d'une réforme politique".

Il dénonce la décision annoncée dimanche par les autorités de déférer devant la Cour fédérale suprême 94 islamistes, accusés de complot contre l'Etat, comme une "parodie de justice".

Les signataires du communiqué appellent les autorités à "libérer immédiatement et sans condition tous les prisonniers de conscience et les militants, dont les défenseurs des droits de l'Homme" ou à leur garantir un procès équitable.

Ils demandent également "d'arrêter toutes les persécutions contre les défenseurs des droits de l'Homme et les activistes qui expriment pacifiquement leurs opinions sur internet", et de "prendre toute les mesures pour faire arrêter les tortures et les mauvais traitements dans les lieux de détention".

Le communiqué estime que "le recours à l'interdiction de voyage, le retrait de nationalité, la dissolution d'organisations de défense des droits de l'Homme sont des méthodes utilisées par les autorités émiraties pour contraindre au silence les voix qui appellent à la réforme et au respect des libertés publiques".

Il demande enfin de "mettre fin à la discrimination contre les Bidoun (sans nationalité)". Il critique la politique des autorités émiraties encourageant ces derniers à obtenir une autre nationalité, notamment celles des îles Comores, et affirme que les individus ayant entamé les mesures pour obtenir cette nationalité sont "souvent menacés de déportation".

La fédération des Emirats arabes unis, l'un des pays les plus riches du monde, a été épargnée par la vague de contestation populaire qui a secoué le monde arabe.

Mais les autorités ont accusé les islamistes arrêtés de complot contre la sécurité de l'Etat et le chef de la police de Dubaï, Dhahi Khalfane, a affirmé que les Frères musulmans cherchaient à renverser les monarchies du Golfe.

at/tg/cco