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28/01/2013 12:03 EST | Actualisé 30/03/2013 05:12 EDT

Sandra Pupatello ne sera pas aux côtés de la nouvelle première ministre

Sandra Pupatello avait fait un retour en politique avec un seul objectif en tête : diriger le Parti libéral de l'Ontario (PLO). Arrivée deuxième, samedi, derrière Kathleen Wynne, l'ancienne députée de Windsor-Ouest tourne la page et choisit de retourner travailler dans le secteur privé pour de bon.

« Bien sûr que je retourne dans le privé, je dois travailler », a-t-elle déclaré.

Mme Pupatello avait quitté son emploi chez PricewaterhouseCoopers pour mener sa campagne à la direction. La femme originaire de Windsor avait quitté la politique provinciale une première fois en 2011.

Un départ qui pourrait faire mal

Lors de son discours de victoire, samedi, Kathleen Wynne déclarait « avoir besoin de travailler » avec Sandra Pupatello. Un voeu qui ne sera finalement pas exaucé.

Le politologue Alexandre Brassard-Desjardins, du Collège universitaire Glendon de Toronto, analyse l'importance qu'aurait eue la présence de Sandra Pupatello au cabinet. Selon lui, elle aurait aidé le nouveau gouvernement Wynne à projeter l'image d'un parti qui dépasse les frontières de la ville centre de Toronto.

Jeu de coulisse

Sandra Pupatello reconnaît avoir rencontré le candidat Eric Hoskins, qui, selon elle, lui aurait promis son appui avant le congrès à la direction. Mais c'est plutôt Kathleen Wynne qu'Eric Hoskins et ses délégués auront choisi, après l'élimination de celui-ci au premier tour.

« Il m'a promis son appui lors d'une rencontre chez lui, avec sa femme. Je ne sais pas quand il a changé d'avis. Qui sait ce qui s'est passé durant le congrès ? », explique la candidate défaite.

Eric Hoskins a été vu discutant avec la ministre de la Santé Deb Matthews, une militante du camp de Kathleen Wynne.

Pour sa part, Sandra Pupatello nie avoir offert 20 000 $ à la campagne d'Eric Hoskins.

« Aucune somme n'a été offerte, cette histoire est absurde. Passons maintenant à autre chose, Kathleen Wynne fera une excellente chef », a répondu Mme Pupatello.

Si près du but

Sandra Pupatello se disait optimiste lors du dernier droit de la campagne.

« Je pensais gagner, je devais gagner », souligne-t-elle.

Mme Pupatello ne cherche toutefois pas de raisons obscures à sa défaite.

« Les gens m'ont dit qu'ils allaient m'appuyer et ils ne l'ont pas fait. Mes priorités étaient claires et celles de Kathleen Wynne aussi. C'est elle qui a rallié le plus de délégués, c'est aussi simple que ça », analyse-t-elle.

« J'ai fait tout ce que j'ai pu, j'accepte le choix des militants », ajoute Mme Pupatello.