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28/01/2013 09:43 EST | Actualisé 30/03/2013 05:12 EDT

Obama presse les chefs de police d'appuyer sa réforme sur les armes

Le président américain Barack Obama a demandé lundi aux chefs de police des trois villes qui ont été le théâtre des pires tueries survenues en 2012 de l'aider à faire passer ses réformes sur le contrôle des armes à feu au Congrès.

Lors d'une rencontre à la Maison-Blanche, le président a soutenu qu'aucun groupe n'était plus important que les policiers dans ce débat. La question soulève les passions au pays, a-t-il reconnu, et le Congrès sera selon lui attentif aux appels de la police.

« Si les responsables de l'application de la loi qui doivent faire face à ces questions tous les jours peuvent en venir à un consensus sur les étapes à suivre, le Congrès fera attention à eux, et nous pourrons progresser », a-t-il soutenu.

Cette rencontre survient alors que le président tente de récolter des appuis pour sa réforme sur les armes à feu, dont le passage au Congrès pourrait être difficile. Il a pressé le Congrès d'interdire les fusils d'assaut de type militaire, de limiter la capacité des chargeurs, et de rendre obligatoires les vérifications des antécédents des acheteurs.

M. Obama a rencontré les dirigeants de l'association des chefs de police des grandes villes et de l'association des shérifs des grands comtés, des membres de son cabinet et les chefs de police qui ont vu les pires fusillades de 2012. Cela inclut ceux de la ville d'Aurora, où 12 personnes ont été tuées sans une salle de cinéma; d'Oak Creek, où six personnes ont perdu la vie lors d'une attaque contre un temple sikh; et bien évidemment de Newtown, où 20 enfants et six adultes ont été abattus par un tireur fou en décembre.

Le président a également plaidé pour que Washington prenne plus au sérieux les questions de santé mentale et la sécurité dans les écoles, et pour que le gouvernement fédéral aide les corps de police à embaucher davantage de policiers et à les former. Il a aussi plaidé pour que les corps de police ruraux obtiennent plus de ressources pour répondre à des situations urgentes.

Enfin, le président a également fait valoir que la préoccupation ne venait pas seulement des fusillades de masse, mais aussi de la violence qui survient quotidiennement dans des villes comme Chicago ou Philadelphie.

Associated Press