INTERNATIONAL
28/01/2013 06:27 EST | Actualisé 30/03/2013 05:12 EDT

L'Iran a envoyé un singe à bord d'une capsule dans l'espace (TV d'Etat)

Oak Ridge National Laboratory

L'Iran a envoyé lundi un singe à bord d'une capsule dans l'espace et l'a récupéré sain et sauf à son atterrissage, a annoncé la chaîne en arabe de la télévision iranienne, Al-Alam, citant le ministère de la Défense.

"L'Iran a lancé lundi avec succès une capsule baptisée pisgham (pionnier) contenant un singe à 120 km d'altitude et a récupéré le chargement sans dégât", a indiqué Al-Alam, citant un communiqué de l'Organisation de l'industrie aérospatiale du ministère de la Défense qui ne mentionne pas la condition de l'animal.

Mais selon Al-Alam et d'autres médias iraniens, le singe est revenu "vivant" de son voyage sub-orbital.

Le ministère n'a pas non plus précisé le lieu du lancement ni le lieu où la capsule a atterri.

Téhéran avait annoncé à la mi-janvier son projet d'envoyer un singe dans l'espace début février, dans le cadre des célébrations du 34e anniversaire de la victoire de la révolution islamique de 1979. Ce lancement était présenté comme une première étape avant d'envoyer "un homme dans l'espace d'ici 5 à 8 ans".

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé à plusieurs reprises que son pays espérait envoyer un homme dans l'espace d'ici 2020, pour que les scientifiques iraniens fassent "de l'observation". En octobre 2011, le vice-ministre des Sciences Mohammad mehdinejad-Nouri, avait assuré que les vols habités étaient "une priorité stratégique" de l'Iran.

Le projet prévoyait d'envoyer un singe à 120 km d'altitude pour un vol balistique suborbital d'une vingtaine de minutes, à bord d'une capsule de 285 kilos lancée par une fusée Kavoshgar-5.

L'Iran a déjà envoyé trois satellites dans l'espace depuis 2009, ainsi qu'une "capsule" contenant un rat, des tortues et des insectes en février 2010.

Une précédente tentative d'envoyer un singe dans l'espace s'est en revanche soldée en 2011 par un échec, que Téhéran a reconnu à mots couverts sans en donner la raison.

Le dernier lancement spatial réussi par l'Iran remonte au 3 février 2012, lorsque Téhéran a mis en orbite, avec son lanceur Safir, un petit satellite d'observation de 50 kilos baptisé Navid, à l'occasion du 33eme anniversaire de la révolution.

Téhéran a en revanche annulé un peu plus tard, sans explication, le lancement prévu en mai d'un autre satellite expérimental baptisé Fajr.

Le programme spatial iranien est suivi de près par la communauté internationale, qui s'inquiète de ses implications militaires possibles.

Les Occidentaux soupçonnent l'Iran, malgré ses démentis, de chercher à développer des lanceurs balistiques à longue portée capables d'emporter des charges conventionnelles ou nucléaires, et ils ont fermement condamné tous les lancements de satellites iraniens.

Pour la même raison, le programme balistique iranien a été condamné à plusieurs reprises par le Conseil de sécurité de l'ONU.

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