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28/01/2013 03:37 EST | Actualisé 30/03/2013 05:12 EDT

Des élus américains s'opposent à la libération de Georges Ibrahim Abdallah

Une élue américaine a exprimé lundi son opposition et celle d'autres élus à la libération du Libanais Georges Ibrahim Abdallah, condamné en France pour complicité d'assassinats et qui pourrait bénéficier d'une libération conditionnelle.

Grace Meng, élue démocrate à la Chambre des représentants américaine, a indiqué qu'elle allait rédiger une lettre en ce sens avec des élus de toutes tendances politiques.

"On ne peut pas rester les bras ballants quand un (pays) allié libère le meurtrier d'un Américain en service diplomatique", a expliqué Mme Meng, membre de la commission des Affaires étrangères de la Chambre.

Ancien chef des Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), engagé auprès du mouvement palestinien radical FPLP (Front populaire de libération de la Palestine), M. Abdallah avait été arrêté en 1984 et condamné à perpétuité trois ans plus tard pour complicité dans les assassinats, en 1982 à Paris, de deux diplomates, l'Américain Charles Robert Ray et l'Israélien Yacov Barsimantov.

Le tribunal français de l'application des peines (TAP) de Paris, compétent en matière de terrorisme, avait autorisé en novembre sa libération conditionnelle, à condition que l'activiste fasse l'objet d'un arrêté d'expulsion du territoire français.

Mais le TAP a ensuite reporté sa décision finale, et cet ajournement a été contesté par le parquet qui a fait appel.

Mme Meng a estimé que la condamnation à perpétuité de M. Abdallah était "nécessaire". "S'il était libéré au Liban, M. Abdallah pourrait très bien reprendre ses actes de terrorisme, et viser des citoyens en France, aux Etats-Unis, ou dans d'autres pays alliés. Nous devons rester fermes et unis contre la menace terroriste. M. Abdallah doit rester en prison jusqu'à la fin de sa vie", a-t-elle affirmé.

sms/are/lor