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28/01/2013 06:05 EST | Actualisé 30/03/2013 05:12 EDT

Brésil: trois personnes sont arrêtées pour l'incendie de la discothèque

SANTA MARIA, Brésil - Trois personnes ont été arrêtées et une quatrième est recherchée en lien avec l'incendie survenu tôt dimanche matin dans une discothèque bondée de Santa Maria, dans le sud du Brésil, et qui a fait 233 morts.

L'inspecteur Ranolfo Vieira fils a révélé lors d'une conférence de presse, lundi, que les arrestations ont été effectuées aux fins de l'enquête. Les personnes interpellées ne pourront être détenues plus de cinq jours.

Il a refusé d'identifier les trois personnes arrêtées ou celle qui est recherchée.

Les policiers affirment qu'une pièce pyrotechnique utilisée par un groupe de musique a enflammé le plafond et que la salle a rapidement commencé à se remplir de fumée toxique.

Un quotidien brésilien cite l'avocat Jader Marques qui affirme que son client, Elissandro Spohr, a été arrêté. M. Spohr est un des copropriétaires de la boîte de nuit. Le quotidien ajoute que deux membres du groupe de musique ont aussi été arrêtés.

Les premières funérailles étaient célébrées lundi, à Santa Maria.

Les autorités avaient révélé, plus tôt lundi, que les corps de plusieurs des 233 victimes ont été retrouvés à proximité de l'entrée de la boîte de nuit. Une enquête préliminaire indique que les gardiens de sécurité ont brièvement empêché les clients de s'enfuir par la seule porte disponible.

Les corps tombés devant la porte ont ensuite ralenti la progression des pompiers qui tentaient de pénétrer à l'intérieur.

Le policier Sandro Meinerz a affirmé que les corps empilés les uns sur les autres lui ont rappelé les images de l'Holocauste.

Des survivants et un autre policier, Marcelo Arigony, ont affirmé que les gardiens de sécurité ont brièvement tenté d'empêcher les clients de sortir. Les boîtes de nuit brésiliennes demandent aux clients de régler la totalité de leur facture à la fin de la soirée avant de leur permettre de quitter.

M. Arigony a toutefois précisé à l'Associated Press que les gardiens ne semblent pas avoir été de mauvaise foi, puisque plusieurs d'entre eux comptent parmi les victimes.

Pour sa part, le pompier Guido Pedroso a évoqué la présence d'une barrière de corps qui bloquaient l'entrée. Des camions et plus de six heures de travail ont été nécessaires pour retirer toutes les dépouilles.