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28/01/2013 02:57 EST | Actualisé 30/03/2013 05:12 EDT

Amnesty condamne la répression meurtrière des manifestations en Egypte

Amnesty international a condamné lundi la répression "meurtrière" des manifestations en Egypte, où près de 50 personnes sont mortes dans de violents affrontements avec les forces de sécurité qui se poursuivaient pour la cinquième journée consécutive.

L'organisation, qui a recueilli plusieurs témoignages, notamment à Suez, fait état "de l'usage par les services de sécurité d'une force létale même quand cela ne s'imposait pas (...) y compris contre des manifestants qui ne représentaient pas de menace imminente".

"Les autorités égyptiennes doivent donner des ordres clairs à ceux qui surveillent les manifestations pour assurer le respect du droit au rassemblement pacifique et empêcher l'usage excessif de la force", ajoute l'ONG dans un communiqué.

Les autorités doivent faire en sorte que "ceux qui font usage de la force de manière excessive et arbitraire seront traduits en justice".

"Le recours à la violence par certains manifestants ne donne pas carte blanche à la police pour tirer sur des manifestants et les battre", souligne Amnesty.

Des violences meurtrières se déroulent en Egypte depuis plusieurs jours, dans la foulée du second anniversaire du début de la révolte contre le pouvoir de l'ex-président Hosni Moubarak, et sur fond de mécontentement contre l'actuel président issu des Frères musulmans, Mohamed Morsi.

Les heurts les plus meurtriers ont eu lieu à Port-Saïd, où 40 personnes ont péri après la condamnation à mort samedi de 21 supporteurs du club de football local Al-Masry impliqués dans des violences meurtrières l'an dernier à l'issue d'un match contre le club cairote d'Al-Ahly.

Au Caire, une personne a été tuée lundi par un tir de chevrotine dans les affrontements qui se poursuivaient pour la cinquième journée consécutive entre groupes de manifestants et policiers aux abords de la place Tahrir.

bur-tg/cnp