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27/01/2013 06:51 EST | Actualisé 29/03/2013 05:12 EDT

Un incendie dans une discothèque au Brésil fait au moins 233 morts

BRASILIA, Brésil - Au moins 233 personnes sont mortes après qu'un incendie survenu tôt dimanche matin dans une discothèque bondée de Santa Maria, dans le sud du Brésil, eut rempli les lieux de fumée toxique et provoqué une ruée vers la sortie.

Selon des témoins, des pièces pyrotechniques allumées par un groupe de musique qui se produisait dans l'établissement pourraient être à l'origine du feu.

Le major de police Cleberson Braida Bastianello a annoncé dans une entrevue téléphonique que 232 corps avaient été transportés dans un gymnase de la ville pour être identifiés.

Il a ajouté que 117 personnes étaient actuellement traitées dans divers hôpitaux et que la présidente brésilienne, Dilma Roussef, venait d'arriver pour visiter les victimes après avoir écourté sa participation à un sommet latino-américain et européen au Chili.

Plus tôt, M. Bastianello avait parlé de 245 morts.

Les images diffusées par les chaînes de télévision locales montrent de la fumée en train de s'échapper du club Kiss alors que des jeunes hommes torses nus aident les pompiers à fracasser les vitres et à détruire les murs à coups de hache et de masse afin de libérer les gens qui se trouvent encore à l'intérieur. D'autres courent dans les rues pour aller chercher de l'aide ou portent dans leurs bras des amis blessés.

Luana Santos Silva, une survivante interviewée par le réseau Globo TV, a raconté que la fumée et les flammes avaient semé la panique dans la discothèque, compliquant les efforts de la foule pour sortir du bâtiment.

Elle a ajouté que les pompiers et les ambulanciers étaient arrivés rapidement sur les lieux, mais que le feu s'était propagé à une si grande vitesse qu'ils n'avaient pas été en mesure de secourir les gens dans le club.

Michele Pereira, une autre rescapée, a déclaré au journal Folha de Sao Paulo qu'elle se trouvait près de la scène et que l'incendie avait éclaté après que les musiciens eurent allumés des pièces pyrotechniques.

La plupart des morts auraient été asphyxiés, selon le Dr Paulo Afonso Beltrame, un professeur à l'école de médecine de l'Université fédérale de Santa Maria qui s'est précipité à l'Hôpital Caridade pour aider à soigner les victimes.

Il a affirmé que les survivants, les policiers et les pompiers lui avaient raconté que l'incendie avait été causé par une pièce pyrotechnique ayant embrasé le plafond.

«La pièce s'est rapidement emplie de fumée toxique et je dirais qu'au moins 90 pour cent des victimes sont mortes d'asphyxie», a-t-il déclaré dans une entrevue téléphonique.

Rodrigo Moura, que le journal Diaro de Santa Maria a identifié comme étant l'un des gardes de sécurité de la discothèque, a précisé que l'établissement pouvait accueillir entre 1000 et 2000 personnes, et que les gens s'étaient bousculés pour sortir.

D'après le Dr Beltrame, le nombre de personnes présentes dans le club, où se déroulait une fête organisée par les étudiants du département d'agronomie de l'Université, dépassait largement la limite permise.

Le maire de Santa Maria, Cezar Schirmer, a décrété un deuil de 30 jours en mémoire des victimes de la tragédie et le gouverneur de l'État de Rio Grande do Sul, Tarso Genro, a déclaré que les autorités faisaient tout en leur pouvoir pour gérer au mieux la situation.

Il s'agit de l'un des pires incidents du genre à s'être produits au cours des dernières années.

Le 25 décembre 2000, un feu provoqué par un problème de soudure avait fait 309 morts dans une discothèque de Luoyang, en Chine, alors qu'un incendie dans une boîte de nuit de Buenos Aires, en Argentine, avait coûté la vie à 194 personnes en 2004.

Santa Maria, qui se trouve à l'extrémité sud du Brésil près de ses frontières avec l'Argentine et l'Uruguay, est une importante ville universitaire ayant une population d'environ 250 000 habitants.