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27/01/2013 10:20 EST | Actualisé 29/03/2013 05:12 EDT

Syrie: fin des poursuites pour les opposants participant au dialogue d'Assad

Le Conseil supérieur de la justice a annoncé dimanche qu'il suspendrait toute poursuite judiciaire contre les membres de l'opposition politique autorisés à participer au "dialogue national" du président Bachar al-Assad.

"Toutes les poursuites judiciaires cesseront contre les forces et personnalités politiques de l'opposition qui participeront au dialogue national" a affirmé le Conseil supérieur de la justice, selon l'agence officielle Sana.

Mais "ces forces de l'opposition seront désignées par le gouvernement, ou par le premier groupe d'action ministériel en charge de la phase préparatoire du programme qui vise à résoudre la crise syrienne", a souligné le Conseil.

Le 6 janvier, le président Assad avait proposé un plan de sortie de crise prévoyant la fin des opérations militaires, suivie d'un dialogue national sous l'égide du "gouvernement actuel".

L'annonce du Conseil supérieur de la justice intervient alors que le ministre de l'Intérieur Mohammad al-Chaar a affirmé samedi que toutes les facilités seraient accordées aux opposants installés à l'étranger qui souhaitent rentrer en Syrie à l'occasion du "dialogue national" de M. Assad.

"Des instructions seront données aux postes-frontière afin que toutes les facilités soient accordées aux membres de l'opposition politique qui souhaitent rentrer au pays, y résider et en ressortir librement, et ce pour qu'ils puissent participer au dialogue national", a affirmé M. Chaar, selon la Sana.

Le ministre confirmait un engagement déjà pris par son ministère dans un communiqué publié jeudi.

M. Chaar a cependant souligné qu'il ne s'agissait pas d'une amnistie générale. "Il existe une grande différence entre ceux qui défendent leur pays et ceux qui sont complices des plans ourdis à l'étranger" contre la Syrie, a-t-il estimé.

Le plan de sortie de crise de M. Assad a été rejeté tant par l'opposition à l'extérieur du pays que par l'opposition tolérée à Damas.

La Syrie est en proie depuis mars 2011 à une révolte populaire devenue conflit armé sous le coup de la répression et qui a fait selon l'ONU au moins 60.000 morts depuis le début du conflit.

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