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27/01/2013 11:09 EST | Actualisé 29/03/2013 05:12 EDT

La règle de base pour un REER : dresser un plan de retraite et le respecter

OTTAWA - Avec l'arrivée de la saison des RÉER, une règle de base demeure immuable, selon les spécialistes: dresser un plan clair et le respecter.

Au dire de Mike Henry, premier vice-président à la Banque Scotia, un nombre insuffisant de Canadiens ont rédigé un plan financier.

Selon un sondage de la Banque Scotia, 39 pour cent des Canadiens ont affirmé avoir le projet de contribuer à un RÉER cette année, soit la même proportion que l'an passé. Parmi ceux qui estiment ne pas avoir les moyens de contribuer à un régime d'épargne-retraite, 70 pour cent ont déclaré ne pas avoir de plan écrit et 80 pour cent ne croient pas être sur la bonne route pour réaliser leurs objectifs.

«La première chose à faire lorsqu'un veut établir un plan de retraite, c'est d'abord de bien comprendre comment se présente votre budget» souligne Mike Henry.

Les Canadiens sont aux prises avec un taux d'endettement record qui peut évidemment handicaper ceux qui doivent équilibrer règlement de dettes et épargnes.

L'endettement moyen des ménages canadiens se situe à 1,65 $ par dollar disponible gagné.

Pour la plupart des contribuables, l'échéancier pour les contributions à un RÉER se termine le 1er mars. Pour ceux qui ont atteint l'âge de 71 ans, l'année dernière, la date limite était le 31 décembre 2012. Il faudra alors étudier les choix possibles soit un retrait, le transfert dans un fonds enregistré de revenu de retraite ou l'achat d'une rente viagère.

La contribution à un RÉER se limite à 18 pour cent du revenu brut de l'année précédente avec un maximum de 22 970 $ pour 2012. Ce montant sera moins élevé si on détient un régime de retraite d'entreprise ou un régime de participation différée aux bénéfices.

Toutefois, si on n'a pas contribué au maximum au cours des dernières années, on peut utiliser rétroactivement les montants non-utilisés.

Les Canadiens peuvent maintenant choisir entre un RÉER et un CELI (un certificat de placement libre d'impôt). Ce dernier n'offre pas de déduction fiscale, mais il ne sera pas taxé au moment de l'encaisser comme c'est le cas avec un RÉER.

Que ce soit sous la forme d'un RÉER ou d'un CELI, les sommes épargnées pourront être investies dans des fonds équilibrés, des actions, des bons et des certificats de placement garantis.

La limite pour un CELI a été indexée à 5500 $ pour l'année 2013 comparativement à 5000 $ pour les années précédentes.

Pour Heather Rivers, gestionnaire à la planification financière chez Vancity, le choix de rembourser ses dettes, investir dans un CELI ou dans un RÉER, sera déterminé par la situation personnelle de chacun et les objectifs de l'investisseur. Selon la gestionnaire, les nombreuses mises en garde du ministre des Finances, Jim Flaherty, et du Gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, prévoyant une remontée des taux d'intérêt ont porté fruits.

En effet, les gens ont plutôt tendance à rembourser leurs dettes plutôt que de faire des placements.

Mais Mme Rivers incite les jeunes Canadiens à commencer à économiser tôt en vue de la retraite, même si on commence avec un montant minimal qui pourra fructifier au cours des années dans le cadre d'un plan d'épargne, quelle que soit la forme qu'il prendra.

«C'est très important de commencer à épargner tôt, compte tenu du peu de rendement qu'offrent les taux d'intérêt. On ne peut plus compter sur des rendements de 10 pour cent. On parle plutôt de 1, 2 ou 3 pour cent.»