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27/01/2013 11:17 EST | Actualisé 29/03/2013 05:12 EDT

La responsable humanitaire de l'ONU en Syrie pour discuter du conflit

DAMAS, Syrie - La secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires des Nations Unies a discuté dimanche du conflit en Syrie avec des hauts dirigeants à Damas alors que les conditions de vie de la population syrienne se détériorent et que l'Iran a promis de fournir du soutien au régime du président Bachar el-Assad.

Valerie Amos n'a pas pris la parole publiquement après son arrivée dans la capitale syrienne dimanche à l'occasion d'une visite de deux jours, mais elle a été vue par des reporters en train de se rendre aux bureaux de représentants de l'ONU et du gouvernement, et de visiter plus tard un centre pour les déplacés.

Les conditions de vie se sont dégradées en Syrie au cours du conflit de 22 mois, qui a commencé par des manifestations politiques avant de se transformer en guerre civile.

Des villes et des quartiers entiers ont été endommagés par les violents affrontements entre les groupes rebelles et les troupes d'Assad. Plus de 2 millions de personnes ont été déplacées à l'intérieur de la Syrie et 650 000 autres se sont réfugiées dans les pays voisins.

La famine se fait ressentir dans certaines régions et même les zones épargnées par les combats à grande échelle comme Damas manquent d'essence, de mazout domestique et de gaz.

Vendredi, les Nations Unies ont annoncé qu'elles s'apprêtaient à envoyer 10 millions $ en aide humanitaire pour apaiser la faim des habitants du nord de la Syrie.

Lors du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, la semaine dernière, Mme Amos avait reproché aux grandes puissances de ne pas avoir fait assez pour diminuer les souffrances des Syriens.

«La situation en Syrie sur le plan humanitaire est déjà catastrophique et c'est clairement en train d'empirer», avait-elle déclaré. «Ce dont nous somme témoins actuellement sont les conséquences de l'incapacité de la communauté internationale à trouver un consensus pour résoudre la crise.»

Les différents joueurs mondiaux ne s'entendent pas sur la manière de mettre fin au conflit. Les États-Unis ainsi que la plupart des pays de la Ligue arabe et de l'Union européenne ont demandé à Bachar el-Assad de renoncer au pouvoir alors que la Russie, la Chine et l'Iran refusent toute intervention extérieure qui pourrait hâter la chute du régime.

Selon les Nations Unies, plus de 60 000 personnes ont été tuées depuis le début de la crise en mars 2011.