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26/01/2013 02:00 EST | Actualisé 28/03/2013 05:12 EDT

Pas de répit pour le logis dans les régions en fort développement au Québec

MONTRÉAL - Il n'y a pas de répit pour le logis dans les régions en fort développement. La pression non seulement demeure, mais s'aggrave, notamment sur la Côte-Nord et en Abitibi, là où les activités minières et économiques battent leur plein.

Le coordonnateur du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), François Saillant, dit constater que le problème de disponibilité des logements a même commencé à s'étendre géographiquement.

Encore l'an passé, la ville de Amos, située à un peu plus d'une heure de Val-d'Or ou de Rouyn-Noranda, était épargnée. Ce n'est plus le cas. Le développement aurifère et les activités accrues avec notamment la mine d'Osisko à Malartic, ont fait en sorte de créer plus de besoins en main-d'oeuvre.

La situation est similaire à Sept-Îles, sur la Côte-Nord. L'essor de l'aluminerie Alouette, entre autres, a aussi attiré les travailleurs, avec pour conséquence un taux nul d'inoccupation des logements. Toujours sur la Côte-Nord, la ville de Baie-Comeau, à trois heures de Sept-Îles, a aussi commencé à voir un problème de pénurie de logements abordables sur son territoire.

Et les subventions de la Société de l'habitation du Québec pour construire des logements sociaux dans ces régions ne sont pas adaptées à la réalité, selon le FRAPRU.

En raison de la distance à parcourir et des développements économiques importants, les coûts des services des entrepreneurs ont augmenté, même chose pour les prix des matériaux. Mais il y a plus, les révélations de la Commission Charbonneau laissent croire que le secteur de l'habitation communautaire n'a pas été épargné par les stratégies de collusion et de corruption.

«Il y a de fortes chances. On peut malheureusement soupçonner que cela a pu jouer à la hausse sur les coûts de construction. Ce serait étonnant que le logement social ait été totalement à l'abri de ça», a glissé François Saillant.

Il est trop tôt par contre pour déterminer l'influence de la collusion. Les travaux de la commission seront suivis de près.

«Quand les coûts sont trop élevés il faut couper. Le logement social est en compétition avec le privé et parfois, des disponibilités de terrains peuvent disparaître parce que ça prend trop de temps», a avancé encore François Saillant.