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26/01/2013 03:36 EST | Actualisé 27/03/2013 05:12 EDT

Nucléaire: l'Iran blâme le groupe des 5+1 pour le report des discussions

L'Iran a demandé aux grandes puissances de "rester engagées sur la date décidée pour les discussions en janvier", estimant que le groupe des 5+1 était responsable du report des négociations sur le dossier nucléaire iranien, a affirmé samedi la radio-télévision d'Etat (Irib).

Helga Schmid (BIEN Schmid), adjointe de la chef de la diplomatie européenne qui représente les 5+1 Catherine Ashton, a "suggéré" au chef adjoint des négociateurs iraniens Ali Bagheri "un report des négociations nucléaires à février, disant qu'ils (le groupe 5+1) ne sont pas prêts à tenir les négociations en janvier", a expliqué l'Irib.

Ali Bagheri "a souligné que l'Iran était prêt à prendre part aux négociations avec le 5+1 et a demandé à l'autre partie de rester engagée sur la date décidée pour les discussions en janvier", a ajouté la radio-télévision.

Vendredi, un diplomate européen avait indiqué qu'il n'y avait "pas encore d'accord sur la prochaine réunion" et que celle-ci se tiendrait probablement en février.

L'UE ne peut "confirmer aucune date" et n'exclut "aucun lieu" pour les négociations, avait pour sa part affirmé une porte-parole de l'UE, ajoutant que le 5+1 voulait "voir l'Iran revenir à la table des négociations".

Après plusieurs mois d'interruption, l'Iran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) ont repris contact à la mi-décembre en espérant renouer le dialogue avant fin décembre, puis avant fin janvier. Mais les tractations ont traîné, chaque camp se rejetant la responsabilité du report.

L'Iran a proposé cette semaine que la prochaine réunion se tienne au Caire mais l'Egypte n'a pas confirmé qu'elle accueillerait la rencontre.

Les puissances occidentales soupçonnent l'Iran de chercher à fabriquer l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran a toujours démenti. L'Iran refuse notamment de suspendre son programme d'enrichissement d'uranium en affirmant qu'il a un but uniquement civil, contrairement aux accusations occidentales.

Pour Téhéran, "le dossier nucléaire est stratégique", a affirmé samedi à l'agence Mehr Ali Akbar Velayati, le conseiller pour les affaires internationales du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.

"L'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques est un droit auquel l'Iran ne renoncera pas et tout le monde (en Iran) est d'accord là-dessus", a-t-il souligné, alors que le pays est soumis à une série de sanctions internationales pour le contraindre à infléchir son programme nucléaire.

John Kerry, nommé secrétaire d'Etat par le président américain Barack Obama, a affirmé jeudi que Washington privilégiait, pour l'instant, une stratégie mêlant sanctions économiques et négociations diplomatiques sur le nucléaire iranien. Mais il a prévenu de la "détermination" américaine "à réduire la menace nucléaire", répétant que les Etats-Unis "feront tout ce qu'ils doivent faire pour empêcher l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire".

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