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26/01/2013 09:13 EST | Actualisé 28/03/2013 05:12 EDT

L'Algérie admet avoir fait des erreurs lors de la récente prise d'otages, appelle à la lutte contre le terrorisme

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Algerian Foreign Minister Mourad Medelci speaks during a joint press conference with his Turkish counterpart Ahmet Davutoglu in Algiers on November 25, 2012. Davutoglu is visiting Algeria for talks on economic ties and regional issues. AFP PHOTO / FAROUK BATICHE (Photo credit should read FAROUK BATICHE/AFP/Getty Images)

DAVOS, Suisse - Le ministre des Affaires étrangères de l'Algérie reconnaît que les forces de sécurité de son pays ont fait des erreurs lors de la prise d'otages survenue récemment à un complexe de production de gaz naturel dans le Sahara durant laquelle plusieurs travailleurs étrangers ont été tués par les frappes de l'armée algérienne.

En entrevue avec l'Associated Press vendredi, Mourad Medelci a aussi admis que l'Algérie avait besoin de l'aide de la communauté internationale pour lutter contre le terrorisme. Le gouvernement algérien a été abondamment critiqué pour avoir refusé l'aide extérieure et ordonné à ses soldats d'ouvrir le feu sur des véhicules remplis d'otages.

L'attaque du 16 janvier, qui a été revendiquée par une organisation liée à Al-Qaïda, a semé la panique parmi les travailleurs étrangers du complexe, qui ont pris la fuite dans le désert pour sauver leur vie. Les forces algériennes ont assiégé l'établissement pendant quatre jours avant de mener l'assaut final. Au moins 37 captifs et 29 ravisseurs sont morts dans l'incident.

Dans un interview accordé en marge du Forum économique mondial à Davos, M. Medelci a raconté que l'Algérie évaluait actuellement ses erreurs mais que le bilan de son intervention était plus positif que négatif.

Il a ajouté que son pays allait probablement renforcer la sécurité sur les sites où des multinationales exploitent ses riches ressources en pétrole et en gaz, insistant sur le fait que les étrangers continueraient à travailler en Algérie et que c'était la meilleure attitude que l'on pouvait avoir par rapport au terrorisme.

Mourad Medelci a défendu le choix du gouvernement algérien d'attaquer plutôt que de négocier en disant que les mots ne pouvaient pas résoudre le problème. Le ministre a toutefois concédé que l'Algérie ne pouvait plus combattre le terrorisme seule et qu'elle avait besoin de soutien.

Il a précisé que ce n'était pas l'Algérie qui avait prise pour cible par les extrémistes islamistes, mais les investisseurs et travailleurs étrangers.